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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:27

Un soir d'avril 2003, le Batofar laisse sa porte ouverte à un projet de Laurent de Wilde. Le pianiste de jazz, qui invite Laurent Garnier à faire le warm-up (puis à jouer avec lui bien plus tard), s'entoure de jeunes musiciens qui ne voient pas de frontières entre les styles. Ils offrent donc aux spectateurs une nuit d'ivresse musicale indéfinissable. Au saxophone et aux machines opère Gaël Horellou. Le Normand d'origine a alors déjà derrière lui un certain nombre d'expériences, et déjà trois ans auprès de de Wilde. Et comme il ne tient pas en place, il est toujours extrêmement actif, que ce soit avec son quartet dans une veine très jazz, en solo sous pseudo Dual Snake avec ses machines et un son beaucoup plus électronique, ou un peu au milieu de tout ça. Avant de jouer le 14 mai au festival Jazz sous les Pommiers à Coutances et le 31 mai au Batofar, il fait le point avec nous sur tous ses travaux.

 

Peux-tu tout d'abord nous présenter tes différents projets et leur actualité ?

Je viens de réaliser deux disques de jazz. Le premier avec le trio Segment qui sort sur Petit label ces jours ci et sur lequel je suis accompagné de Philippe Soirat à la batterie et de Geraud Portal à la contrebasse. Nous jouons des standards et des compos enregistrés live en Espagne. Le second disque est en sextet avec encore Philippe Soirat et Geraud Portal, mais aussi Etienne Desconfins, David Sauzee et Michael Joussain. Il n'y a pas de sortie prévue pour l'instant, mais la musique - des compos arrangées par mes soins - est super.

Je prépare également un nouvel album de Cosmik Connection (projet électro drum’n jazz lancé en 1997), intitulé Atomik, qui sera distribué en ligne. Je travaille à finaliser le disque de mon concept solo, du saxophone et des machines, qui sortira également sur Petit label. Enfin, à venir de la musique électronique "pure" avec des nouveaux morceaux de Dual Snake.


Peux-tu présenter sous quelle forme tu joueras le 14 mai à Jazz sous les pommiers et ce qui est prévu le 31 mai au Batofar ?

A Coutances, je jouerai en trio sax- contrebasse-batterie avec Philippe Soirat et Yoni Zelnick à la contrebasse. Au Batofar, ce sera une soirée du label DTC et je jouerai, le même soir que Laurent de Wilde et Pushy!, des morceaux de mon projet solo dans un style électro planant psyché-ambient.

 

GHorellou

Selon les projets, tu passes du jazz à la musique électronique. Quel a été ton parcours, tes influences dans les deux styles ?

Pour le jazz, mes premiers gros kiffs quand j'avais 10/12 ans ont été Sidney Bechet, Charlie Parker, Coleman Hawkins, etc. le jazz classique ! J'ai aussi reçu une éducation musicale de fils de hippie à base de rock progressif, de reggae, de rythm'n'blues, de soul, de musique répétitive, etc. Je n'ai vraiment rencontré la musique electronique que vers 22 ans avec la vague free party et la déferlante jungle/drum'n'bass à partir de 1997.


Comment as-tu commencé à mélanger machine et saxophone ?

En jouant du sax dans des soirées drum ou des afters. Puis, avec le groupe Cosmik Connection, l'idée était de pouvoir passer après un DJ avec un groupe live, un défi au niveau du son et de l'intensité. Ce projet a eu plusieurs moutures avant de se stabiliser avec Jérémie Picard en trio batterie-sax-chant et machines. Nous avons fait de grosses tournées de 1998 à 2002 environ.

 

Le plaisir de jouer du saxophone et de programmer des machines, en studio et en concert, est-il différent ?

Programmer de la musique est un plaisir de compositeur. Jouer du saxophone en live a une dimension physique et interactive, ce n'est pas du tout le même travail.

 

De même, quel plaisir à être seul en scène avec des machines ou en groupe ?

Le plaisir de jouer en groupe est la magie de l'interactivité. Etre seul relève plus d'un voyage introspectif.

 

 

Propos recueillis par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans Interview
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