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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:25

Auteur d'un premier album (chroniqué ici) qui nous a captivé, le producteur de Chicago Lorn nous présente son expérience musicale, sa musique et ses projets. Bienvenu dans son monde bien barré...

 

Peux-tu nous préciser ta formation musicale et tes travaux avant l'album Nothing Else ?

C'est un long processus. Je fais de la musique depuis que j'ai 14 ans. J'ai commencé en faisant juste des beats et quand j'ai eu 15 ans j'ai sorti une première autoproduction baptisée Tanks 4 Tots. J'ai ensuite commencé à expérimenter les arrangements et un niveau plus profond de production avec 7&13 EP. Puis est venu la première sortie vinyle, Grief Machine, qui m'a propulsé dans l'apprentissage du piano et l'expérimentation plus poussée avec les arrangements.

 

Comment t'es-tu connecté avec Brainfeeder ?

Flying Lotus avait simplement entendu une version précédente du titre Tomorrow présent sur Nothing Else et m'a contacté car il était intéressé pour entendre plus de ma musique. Nous avons commencé à dialoguer et après s'être rencontré pour mon concert à Low End Theory, il m'a invité à rejoindre Brainfeeder pour sortir un album. Je n'ai pas eu de nouvelles depuis...

 

Quelles sont tes influences sur cet album ?

De la musique classique, du métal, du drone, de l'électro, de l'IDM, du funk, du R&B... tellement de choses. J'écoute et je fais beaucoup de musique, il n'est donc pas facile de désigner ce qui m'a inspiré plus particulièrement. Come To Daddy d'Aphex Twin m'a toutefois vraiment ouvert le crâne et a été mon introduction à la musique électronique moderne. Cela résonne toujours en moi et je peux dire que son influence initiale peut s'entendre sur mon album.

 

Comment travailles-tu et avec quel équipement ?

J'utilise Logic Pro et pas mal de plugs in sur différents ordinateurs. Logic est toujours ouvert, mais je n'ai pas vraiment de méthode pour composer. Parfois je commence avec des mélodies, des cordes, des batteries, du chant. Je démarre sur ce qui m'intéresse sur le moment et je regarde où cela me mène. Typiquement, cinq ou six projets sont ouverts en même temps et je passe de l'un à l'autre car pas mal sont reliés. Parfois, j'ai trop bu et je tombe endormi pour me réveiller au milieu d'un tas d'ordures, des trucs que je ne me rappelle pas avoir faits, des choses que j'aime et d'autres qui n'ont absolument aucun sens.

 

LORN_MAIN.jpg

 

Chacun peut imaginer une histoire avec ta musique, quelle est la tienne ? Y a-t-il un message ?

Oui, mais c'est difficile à dire. Une grande partie de ma musique vient d'endroits que je ne saisis pas encore ou que je comprends tout à fait. Par exemple, sur le morceau None An Island, je me suis réveillé une nuit au milieu d'un rêve : j'étais sur un petit ferry qui se dirigeait vers une île. Quand je suis arrivé, les autres sont repartis sans moi et je marchais dans un escalier en spirale dans un château de pierres noires avec de nombreuses pièces. Je montais jusqu'au sommet où je croisais un homme mort qui jouait de l'orgue devant une fenêtre qui donnait sur un océan sans fin. Je n'ai toujours pas capté le sens de ce rêve, mais j'ai entendu la mélodie dans mon rêve et j'ai travaillé à recréer à la fois la scène et l'expérience que j'aie vécu.

 

Ta musique est-elle aussi noire que la pochette de l'album ?

Je voulais que la pochette soit toute noire, sans indication sur ce que c'était. Cela ne voulait pas signifier quelque chose de sombre, je ne voulais seulement pas capter le regard des gens avec quelque chose de flashy. Aussi profonde soit ma musique, je ne dirais par qu'elle est sombre non plus. Très égoïstement, je vais au plus profond de moi-même et de ma psyché pour découvrir des choses brûlées ou inconnues. Depuis le début des temps, le rythme et la musique ont sorti des choses des gens, électronique ou pas, j'essaie de faire ça aussi.

 

Comment vas-tu transposer ta musique en concert ?

En attendant de former un orchestre, je ferai les concerts seul en jouant de la batterie et en travaillant les cordes et les mélodies avec un contrôleur MIDI en gérant les effets et en utilisant ma voix.

 

As-tu déjà un nouveau projet ?

Je travaille actuellement avec mon ami de longue date Adoptahighway avec Omega Clash, mais seulement entre les remixs, les voyages, les concerts et le travail sur mon prochain album. Avec Nothing Else, je pense avoir éclairé quelque chose, mais maintenant il est temps de retirer tous les stops, d'affronter des peurs plus grandes, de prendre des grands risques personnels et de créer quelque chose de grand ou de très pénible.

 

propos recueillis par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans Interview
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