Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:53

Sortie : novembre 2010

Label : Ad Noiseam

Genre : Baroquecore

Note : 8,5/10

 

Mais qui est donc Igorrr ? On le dit à ses heures ingénieur du son et membre du groupe de metal Whourkr. Il est Français et son vrai nom est Gautier Serre. Il avait réalisé lui même deux LP, joliment baptisés Moisissure et Poisson Soluble, que le label grec Impulsive Art a eu la brillante idée de ré-éditer récemment. Le label Ad Noiseam, qui sait de quoi il parle en matière de breakcore, lui ouvre donc ses portes pour sortir Nostril. Simultanément, une version écourtée de Nostril sort en vinyle sur le label Aentitainment.

 

Que devient le breakcore ? Ce genre, ô combien novateur il y a déjà plus de 15 ans, semble tourner en rond depuis quelques années. Même Venetian Snares ou Otto Von Schirach ne semblent plus se renouveler. On est tout de même satisfaits que des Français comme Lingouf ou Princesse Rotative parviennent à rendre des copies plus qu'honorables dans ce genre, qui n'a jamais réellement trouvé la popularité (pas au sens commercial du terme) qu'il méritait. Les tentatives de vulgarisation ont toutes heureusement échouées. Mais revenons à notre mouton.

Igorrr serait-il capable d'injecter un nouveau souffle au breakcore ? Oui. D'ailleurs, selon ses propres mots, il fait du "baroque core". Fourmillant d'idées, il remet une touche potache, bordélique et pernicieuse à ce genre, comme à l'époque de son apogée. La véritable originalité réside dans l'insertion de musiques du 17e siècle, la cohabitation entre hurlements de metalleux et chants lyriques de cantatrices d'opéra, samples hilarants et breaks frénétiques. Cette orgie sonore n'a pourtant rien de nihiliste, même s'il se pourrait que secrètement, ce soit sa vocation première. Igorrr s'est simplement fait plaisir et ça s'entend. Ludique, intelligent et novateur sont les termes qui viennent immédiatement à l'esprit éclairé. Sculpté d'humour, de fureur, de vice et de technique, Nostril est probablement l'album le plus rafraîchissant de l'année. La simple écoute des tubesques Double Monk, l'exceptionnel Tendon (et sa clôture en bourrée), Excessive Funeral, Pavor Nocturnus (dont les guitares rappellent les grandes heures d'Isis) et Veins suffit pour parler de révélation. Il opère un voyage dans le temps. Accompagné de furieux chevelus, il part à la rencontre de demoiselles de sang bleu et de bonne compagnie, portant jabeaux et corsets. Les pauvres innocentes ne s'attendent pas à êtres saillies comme des ouvrières. C'est même pas mal comme scénario pour imager cet album, ce mélange de Retour vers le futur, Oranges Mécaniques et Marie Antoinette. Enfin bon, même si l'image st séduisante, elle n'engage que moi.

 

Nostril est forcément trop court. Son absorption est donc recommandée associée à Poisson Soluble et à Moisissure. En sortant sur Ad Noiseam, Nostril s'ouvre la voie d'un succès certain. Une tournée nationale est plus que probable. On pourra ainsi s'apercevoir, si cette fureur irrésistible atteint les même sommets en live. Pour moi pas l'ombre d'un doute, Igorrr surbute des ours. Bien à vous.

 

http://www.adnoiseam.net/store/images/adn132-250.jpg

par Ed Loxapac

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

back 02/12/2010 14:54


Pour réagir à la fin de l'article :

Igorrr c'est du bon, que du bon. Mais en live c'est encore mieux !
C'est encore plus trituré que sur ces albums et ça dégage une grosse GROSSE maîtrise de son matos.

Igorrr en live, ça fait sauter les cartes audios.


jolicoeur 22/11/2010 22:35


trés bon ! enfin du sang neuf dans le monde du breakcore