Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:33

Sortie : 7 Mai 2012

Label : Versatile

Genre : House

Note : 4/10

 

Nous recevons la plupart des disques dont nous parlons. Chaque album s’accompagne d’un petit dossier presse nous présentant l’artiste et le projet. Ces lignes toujours dithyrambiques sont souvent un délice d’hypocrisie. Pour I:Cube, on atteint un niveau insoupçonné : la prétention absolue. Le texte apologique n’en finit plus de tenter de nous faire croire que c’est la première fois qu’un album est aussi brillant, extraordinaire, qu’il va révolutionner le monde,… Ça en devient tellement étouffe-chrétien que ça confine au risible. Bref, poubelle immédiatement pour ne pas biaiser mon regard.

Derrière I:Cube se cache le français Nicolas Chaix. Cela fait une bonne quinzaine d’années que le mec officie dans le milieu house français. Il a sorti une petite poignée d’albums sympathiques à l’époque. I:Cube est aussi membre du duoChâteau Flight avec le trublion Gilb’r. Après 8 années de silence, « M » Megamix voit donc le retour de Nicolas sur un long format.

 

L’album repose sur une idée simple : proposer une mégamix de 24 titres pour moins d’1h. Le pari est intéressant d’autant qu’il est particulièrement difficile de réduire des morceaux house à l’essentiel. I:Cube vient donc piocher allègrement dans sa discographie passée et inédite. « M » Megamix se pose comme un voyage pléthorique dans la house, d’hier à aujourd’hui. Oui enfin pour le présent, on repassera. En effet, l’album dans son intégralité puise dans une house bien trop datée et manquant singulièrement de contemporanéité.

L’entrée du mix se focalise sur une house 90’s, hésitant entre disco-spatiale kitsch et acid-house. In Alpha entame une difficile mutation vers une house compressée, estampillée french-touch 00’s. S’en suit une phase plus moite et plus cérébrale à partir de Jah Menta. La fin, fourre-tout, pioche dans la disco et la house de backroom avant de livrer le dernier maxi d’I:Cube, Lucifer en Discothèque, house musclée à l’énergie rock primaire.

L’idée du mix n’est pas mauvaise en soi et rend l’album assez ludique. Ca zappe rapidement d’un morceau à un autre, sans aucun souci de soigner les transitions. On se prend aisément au jeu. Mais passer le déballage du cadeau, il ne reste pas grand-chose. On écoute l’album sans jamais se focaliser sur un morceau ou une idée et, quelque part, c’est peut-être un mal pour un bien. En effet, si l’on se met à écouter attentivement ces extraits, on se rend compte de leurs faiblesses et de leurs côtés passe-partout. De plus, I:Cube a la fâcheuse tendance de surcharger inutilement ses tracks avec des apparats pour le moins inutile et des gimmicks éculés. Cela en devient très vite épuisant. Et c’est ainsi que l’ultime morceau, SH 50 Storm, se révèle être le plus intéressant puisque supprimant tout artifice superfétatoire, se concentrant uniquement sur une base house 80’s et refusant tout beat.

 

« M » Megamix a beau être un objet ludique, cela ne suffit pas à sauver l’album. Taillé pour une séance de gym tonique, il ravira les zappeurs et fans de house sautillante. Les autres écouteront le disque avec un sourire en coin en se disant que décidément, non, ce n’était pas mieux avant.

 

http://www.colette.fr/files/496e13d85e843682926fcf644cee189561fca3eb.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

D 09/05/2012 14:08

Disque d'une diversité incroyable, orchestré de main de maître par I:Cube. Capable de passer d'un genre à un autre avec une facilité déconcertante en faisant toujours preuve de qualité. Bien que
parfois un peu fouilli & inégal, je le reconnais.
Quel dommage d'être aussi réducteur face à un album aussi réussi. Mais je comprend parfaitement que face à cette hype future music/dubstep (qui n'a d'ailleurs plus de réel lien avec l'originel) il
est plus à même de bien noter un lp pseudo déstructuré ou expérimental qu'un album plus conventionnel en espérant atteindre cette crédibilité élitiste ultime.
Malheureusement dans cette quête néfaste, vous oubliez l'essentiel, et passez a coté de ce qui devrait être, sans conteste, l'un des meilleurs albums électronique de l'année. Soyez vrai et mettez
vos apriori de coté.

Chroniques électroniques 09/05/2012 14:42



Je comprends très bien ce que tu veux dire et c'est toujours important de venir tempérer nos propos avec d'autres points de vue. Maintenant, je pense aussi que tu n'es pas un lecteur habitué de
nos lignes car tu saurais qu'on exècre particulièrement le dubstep par ici tout comme la hype infondée (exemple : le dernier Actress).


Concernant le duel I:Cube/Elitisme, tu fais aussi fausse route. On ne se contente pas d'encenser des albums "pointus". J'aime aussi les albums "frais" et la house directement assimilable. Je
pense par exemple à Todd Terje ou plus récemment à l'extraordinaire "Leland" de Francis Harris. Bref, si tu aimes la house, il y a quantité d'albums bien plus captivants, entraînants et brillants
en 2012.


Non, ce que je reproche à I:Cube, ce n'est pas sa fraicheur (indéniable), ni son côté immédiat mais plutôt son côté passéiste et cet aspect quasiment racoleur dans la démarche.


Maintenant, ce n'est pas non plus une bouse, on est loin des enfantillages de la scène électro française nombriliste et consanguine. I:Cube demeure un producteur respectable, Versatile un label
sympa. Vois plutôt ma chronique comme la résultante d'une déception et non comme une tentative de démolition.


 


B2B.



nico 08/05/2012 14:58

je me doutais que vous le chargeriez, comme celui d'Actress.