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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:12

Sortie : 14 mars 2011

Label : De Stijl Records

Genre : Electronica hype

Note : 3,5/10

 

Dans cette mouvance électronica lo-fi, il fallait bien un groupe à idolâtrer par les médias. Hype Williams est cette entité qui émoustille sites et blogs spécialisés. Ce duo londonien, formé par Roy Blunt et Inga Copeland, entretient malicieusement le mystère, n’apparaissant que furtivement et dévoilant sa musique selon ses propres critères de merchandising. Ne soyons pas dupes, en entretenant un semblant de parti pris underground, Hype Williams joue surtout avec les codes du milieu. Le groupe n’invente rien. Tout est trop roublard pour être sincère, que ce soit le nom du groupe renvoyant au réalisateur de clips hip-hop épileptiques, autant que la démarche hypocritement D.I.Y. Il n’en demeure pas moins que les deux premiers EP (Untitled et Find Out What Happens When People Stop Being Polite, And Start Gettin Reel) du groupe restent des Ovni intrigants. On est juste en droit de se demander pourquoi un tel groupe suscite une telle ébullition sur le net. Sans être indigeste, la musique d’Hype Williams n’est en rien révolutionnaire et encore moins impressionnante.

 

One Nation est le premier album officiel du groupe et on retrouve cet esprit lo-fi déroutant lui conférant une certaine intemporalité. Les morceaux vous glissent entre les oreilles telle une apparition fantomatique. L’album est loin d’être déplaisant si tant est qu’on mette de côté l’aspect technique. Il est uniquement question d’ambiance. On comprend néanmoins que le groupe cherche à nous placer dans un état proche de la neurasthénie. Entre les reverbs et les multiples filtres, One Nation devient un objet impalpable. Chaque morceau verse dans un psychédélisme dadaïste. Entre l’ouverture sci-fi d’Ital, l’impression d’être en plein film de cul déviant de William, Shotgun Sprayer et le trip anthropophage de Jah, on est en permanence dérouté sans être non plus secoué. C’est bien là le problème. Alors qu’un Matthewdavid (ici) ou un Jeremiah Jae (ici), dont on retrouve cette même phraséologie musicale visant à redéfinir les notions d’espace et de temps, vont pousser le trip jusqu’à ses limites, en le confrontant à l’expérience du collage psychédélique et en s’interdisant toute barrière, Hype Williams ne fait qu’effleurer le principe. Ainsi, le double morceau Dragon Stout / Homegrown, se révèle trop lisse alors qu’il y avait matière à prendre des chemins de traverses bien plus opiacés. De même, les 8 minutes de lévitation de MITSUBISHI sont une ode trop polie à la petite pilule du bonheur.

 

Sans être déplaisant, One Nation se contente de simplement survoler l’esthétique électronica lo-fi actuelle et n’est voué qu’à être un objet superficiel. Mais les sirènes de la hype vont cependant s’empresser d’en faire les chefs de files injustifiés d’une scène pourtant intéressante. Hype Williams récoltera les éloges pendant que les autres se contenteront des miettes. Monde de merde.

 

http://crocnique.files.wordpress.com/2011/03/one-nation.jpg?w=320&h=320

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Julien 16/03/2011 12:02


Merci du tuyau pour Jeremiah Jae et Matthewdavid ! Très bon !


Chroniques électroniques 16/03/2011 12:36



Tu peux aussi te pencher sur SSaliva (chroniqué sur le site) ainsi que le label Leaving Records.


 


B2B


 



Emmanuel 15/03/2011 19:51


Mitigé. Une écoute de l'album de long en large et par rapport au bruit produit par les différents hypers je m'attendais a quelque chose de plus conséquent. Cet album est sympathique (Warlord, Jah,
Unfaithful) mais je n'ai pas su y trouver mon chemin vers les songes psychédélique qui m'étaient offerte (en apparence). Plutôt moyen finalement ! Les tracks de Jeremiah Jae que j'ai entendu ou
sur, comme tu le mentionne, le magnifique album de matthewdavid m'ont offert bien plus!

A faire trop de bruit ils s'y risquaient - Ca s'écoute mais bon c'est pas ce a quoi je m'attendais dans l'ensemble, c'est du hype-lofi techniquement less is more ...

Vous venez faire un tour a Jeremiah Jae + Teebs + Take + Free the robots au kab ce jeudi ? (étant donné vos chroniques sur "Electron" vous devez être de proximité avec le lieu et ca ne se manque
pas)

merci


Chroniques électroniques 15/03/2011 22:27



Et non, nous ne sommes pas de Genève (enfin, y'a juste une personne de l'équipe qui est fortement liée avec les helvétiques)... donc pas d'Usine prévu. Dommage étant donné le niveau du line-up.