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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:39

Sortie : juin 2011

Label : Bellring

Genre : Abstract hip-hop

Note : 7

 

Toi qui apprécies les vieux Ninja Tune, les titres insrumentaux de Wax Tailor et même Chinese Man, tu pourrais bien aimer Hugo Kant. Quentin Le Roux, qui se cache derrière cet alias, vient, comme le dernier groupe cité, de Marseille et connaît d'ailleurs le trio sinophile puisque Zé Matéo vient poser quelques scratchs sur ce disque. Après avoir joué plein d'instruments depuis son plus jeune âge et participé à de nombreux groupes, explique sa bio en anglais, le Français laisse enfin en 2009 s'exprimer sa passion pour les machines dans un projet solo. Hugo Kant est né, et après un maxi en mai 2011, il passe directement au long format un mois plus tard.

 

Orchestrations bien branlées, rythmiques qui font remuer la nuque, quelques scratchs, il n'en faut pas plus pour penser à Mr. Scruff ou autres Herbaliser. Le sens du groove, les samples de voix sont là aussi pour confirmer l'impression. Le producteur fait dans l'accrocheur et ça marche. Les mélodies sont tout de suite plaisantes et il arrive à varier les ambiances pour éviter l'ennui. Il est ainsi appréciable de se laisser porter par le jazz enflammé à la Saint Germain période Rose Rouge de Thou Shalt Not Kill ou hypnotiser par le langoureux skank de Ranjia sur lesquels les interventions aux platines de Zé Matéo sont les bienvenues.

Le Français n'évite pas quelques facilités, comme la mélodie de The Old Tune, celle déjà trop recyclée de The Chord Craker, ou l'utilisation du discours de Charlie Chaplin dans Le Dictateur sur le morceau éponyme qui bénéficie pourtant d'un bel accompagnement... des maladresses, dirons-nous, qui ne doivent pas faire oublier les très bons 5 For You And 5 For Me - avec le sample du Bon, La Brute et le Truand qui va bien - ou le tout aussi cinématographique Leonids. Ces deux passages démontrent, comme peut le faire Chapelier Fou, l'utilité d'être musicien pour maîtriser différents instruments et savoir enrichir de couches complémentaires ses compositions.

Le rythme global de l'album est bien géré avec des passages plus calmes, l'introspectif June, et d'autres plus festifs, notamment Delirium qui évolue vers une curieuse drum'n bass où se croisent une cantatrice et un riddim syncopé énergique. Le tout s'achève avec le réussi So Why ? et sa guitare envoûtante à laquelle répondent des flûtes quasiment omniprésentes.

 

Hugo Kant peut déjà compter parmi les dignes représentants de l'école abstract hip-hop française avec ce disque bien mené de bout en bout. Il est rare de voir autant de maturité dès le premier album, pour sûr qu'il a dû y passer du temps !

 

http://i1.sndcdn.com/artworks-000008292371-modsnu-crop.jpg?2b64c8d

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Freezeec 21/07/2011 15:36


Vraiment excellent album. L'ep gratuit vaut le coup également !


Joël 05/07/2011 09:17


Bien que ne réinventant pas l'abstract hiphop, il est rare d'entendre un disque aussi bien mené, arrivant a faire du neuf avec du vieux, et ce de manière assez remarquable. Il est effectivement
agréable de voir que des musiciens de formation comme le préalablement cité chapelier fou ou encore l'Oniraunote fassent entendre leur voix. Bref, si je puis me permettre je lui aurais mis une note
légèrement meilleure, soit 7,5 voire 8.


Chroniques électroniques 06/07/2011 10:14



Il est vrai que l'album de l'Oniraunote était vraiment classe...


Pour la note, chacun ses goûts !


Raph