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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 19:24

Sortie : juin 2010

Label : Wagon Repair

Genre : Techno atypique

Note : 4

 

Etre le fils d'un artiste connu sert à certains pour se faire connaître... il suffit à d'autres d'avoir un frère célèbre pour percer. Il serait toutefois injuste de laisser peser un doute sur la qualité des productions de Nathan Jonson, lié par le sang à Mathew donc, qui officie depuis une dizaine d'années dans un style qui lui est propre, une techno atypique qui bascule souvent dans l'expérimental. Nouvel exemple de sa maturité avec Where Did You Go ? Sous le pseudo HRDVSION, histoire de ne pas trop revendiquer son patronyme qui lui sert tout de même, car l'album sort sur le label du frérot.

 

Sur un magnifique fond orange corail, le monstre de la pochette (qui rappelle celui d'Unreasonable Behaviour de notre Laurent national) annonce l'étrangeté, la stupeur, le décalage. Nathan Johnson va donc nous surprendre et tenter le contre-pied à chaque fois qu'il le peut. Tout d'abord par une IDM dézinguée (Betrayed) qui ne convainc pas totalement, ensuite par une techno dépouillée et efficace (Closed Eyes) et enfin par des morceaux hors format (Summer's Bed), rappelant de loin un abstract hip-hop expérimental. La prise de repère n'est pas facile et c'est un peu déstabilisé que l'on découvre son univers. La sobriété des sons et la propreté des productions laissent un sentiment d'inachevé désagréable. La diversité des titres conduit elle à un manque de cohérence général, exception faite de la bizarrerie persistante. On côtoie le bon, Before Than After et son dédale de sons imbriqués, et le plus léger, Claustraneonia et sa rythmique à deux euros.

Toutefois, le côté bancal des titres et quelques bonnes inspirations poussent à prolonger l'écoute pour voir si le Canadien n'a pas plus de choses à montrer. Il sort alors de ses machines quelques mélodies accrocheuses qui captent directement l'auditeur. Au cœur de l'album se cachent en effet des pistes d'une techno un peu plus classiques mais qui se révèlent être des petites bombes. Closed Eyes ouvre le bal avec ses claviers aériens et ses bruissements synthétiques. Le niveau au-dessus est atteint par Cause I Love You, son intro un peu cheap laissant place à de délicates mélodies mélancoliques. Malgré des montées pas affolantes et une certaine sobriété dans la production, cette série se révèle d'une certaine efficacité, notamment car elle offre un rare moment d'homogénéité. Ce passage moins torturé présente une autre facette de l'auteur qu'il mériterait de creuser même s'il est alors plus proche du style de son frère.

 

Where Did You Just Go ? Est bien la question qui se pose à l'écoute de cet album ambivalent. Nathan Jonson ne sait pas où il était et ne sait pas très bien où il va non plus, mais cela ne l'empêche pas de composer quelques très bons morceaux...

 

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/114/l_8152cc3a8d7e4e028ef7c0686fbe7b6d.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

F. Ardant 25/05/2010 10:45


meilleur critique musical que critique d'art contemporain!si tant est que l'on puisse qualifier le dessin sur la pochette, d'art): tu confonds un jaune poussin avec l'orange corail (ndlr: on dit
plutôt rose corail).
bon inutile de publier ce message qui risque de soulever un tollé sur les teintes et nuances


Chroniques électroniques 25/05/2010 13:51



Cet "orange corail" un peu poussif était plus pour le clin d'oeil que pour l'exactitude colorimétrique.... mais je vais donc me cantonner aux couleurs musicales.


Raph