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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 10:41

Sortie : juillet 2011

Label : Bedroom Research

Genre : instru électro-rap / wonky / électronica

Note : 7/10

 

Pour sa première sortie payante, Bedroom Research a choisi de faire appel à une valeur sûre : le vétéran Himuro Yoshiteru, dont nous ne nous sommes toujours pas lassés de son Where Does Sound Come From ? de 2010 (chroniqué ici). Le Japonais signe son septième album sur lequel il démontre sa maîtrise des musiques électroniques en voguant entre électronica, rap abstrait, drum'n bass, voire dubstep, avec toujours des influences IDM. Une impressionnante synthèse des sons d'hier et de ceux d'aujourd'hui.

 

Dès le premier titre Himuro démontre tout sa science du beat et sa maîtrise des bleeps. Il cisaille, découpe, colle, syncope... et ça envoie sec ! Entre les bleeps et les rythmiques qui cognent jamais là où l'on s'y attend, l'auditeur est pris entre plusieurs feux et se laisse vite submerger. Le bien nommé Enjoy Your Bath Time plein de vitalité fait plus dans le festif (comme la drum'n bass un pau faiblarde de Future In The Past) avec une forte présence de filtres pour faire évoluer la mélodie. Nous préférons quand il élève la folie d'un cran avec Shape of Light sur lequel les sons tournoient vivement dans les enceintes.

Mais la force du producteur est de ne pas jouer seulement la carte de la puissance et de la multiplication des sons. Il peut aussi, sur Empty Packet Inst par exemple, s'inscrire dans une certaine langueur avec un tempo faussement énergique. Ce morceau apparaît aussi avec trois MC invités en renfort, Freez, Booty et Nab, pour un rap qui offre une courte respiration. Avec Doublethink, il la joue carrément laidback façon soleil californien sans oublier de passer ses samples sur la table de torture. Les extraits plus sombres (Realize Your A Living Dead) ont aussi en réserve quelques breaks explosifs.

Ces différents passages révèlent des méthodes communes de bricolage avec des boucles de voix furtives et des rythmes complexes et parfois vertigineux. Moins surprenant dans le calme, les titres explosifs du Japonais, dont Weekday Music Championship, sont sa force principale car il y démontre toute sa maîtrise des machines. Sa palette de styles joués est aussi impressionnante, avec certains passages qui combinent des touches différentes, comme ce Self Construction qui évoque successivement l'IDM, le dubstep, les hits house 90's ou les beats wonky. La mixture peut alors sembler un peu trop riche ou abondante, demandant un peu de temps pour être digérée en une seule fois. Il faut toutefois rester jusqu'au Greedy Pigeon de conclusion, entre rap abstrait et électronica, où les mélodies contemplatives se succèdent sur le claquement entraînant de la caisse claire.

 

Qui trop embrasse mal étreint, dit le proverbe. A vouloir trop embrasser de genres musicaux, Himuro Yoshiteru se perd un peu en route. Si l'ensemble est de haut niveau, les titres plus festifs font un peu figure d'intrus et diluent encore un peu plus le reste du disque déjà très riche. 7th Shape Shifting contient en effet de nombreuses perles à ne pas rater.

 

http://www.bedroomresearch.com/sites/default/files/images/(BR034)%20Himuro%20-%207th%20Shape%20Shifting%20300.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Rabbit 21/08/2011 00:52


Une grosse déception pour moi cet album, surtout par rapport au précédent... trop chiptune et rentre-dedans à mon goût, et idem pour l'EP Things That Surround Me, ça manque d'atmosphère tout ça.