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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 18:40

Sortie : 17 mai 2010

Label : Jarring Effects


Fer de lance affuté de la scène électro-dub française, High Tone revient avec un cinquième album, l’attendu Out Back, trois ans après le très bon Underground Wobble et d’autres épisodes sound systémiques (Dub Box, Dub Invaders). La formation lyonnaise, affiliée depuis ses débuts, en 1997, au label Jarring Effects, réunit DJ Twelve, Selekta Dino, Aku Fen, Natural High et Flaba Stone, respectivement chargés des machines, de la batterie, de la guitare, du clavier et de la basse. Ingénieux expérimentateurs et bidouilleurs allumés, ces cinq là ont tissé au fil de leur discographie une conception particulière du dub électronique, à base d’énergie lourde et d’une palette sonore enrichie de sonorités world. Qu’en est-il alors d’Out Back ?

Ce double album développe deux axes : un premier consacré au dub dans sa globalité, Dub Axiom, et un second à visée plus expérimentale, No Border. Malgré la radicalité de son titre, le chapitre n°1 voit large. Dubstep gonflé aux hormones, grime bleepé et crasse urbaine, les Français ont sérieusement lorgné outre-Manche. L’introductif Spank donne le ton, avec un skank incisif fracassé par une moulinette dubstep. C’est plus lourd et imposant qu’une marche d’éléphants déchirés à la skunk. Niveau featurings, la famille est à l’honneur, Jarring est donc bien représenté par les rappeurs Ben Sharpa et Oddatee. Apparaît également le MC de Stand High, Pupa Jim et son débit caractéristique sur le plutôt faiblard Rub-A-Dub. Certains crient à l’hymne face à ce morceau, je n’y vois qu’un reggae bien cheap. Comme une transition des contrées plus torturées, la fin du disque prend une dimension cosmique (l’excellent Fly To The Moon, le dub tout rond de Boogie Dub Production). Néanmoins, bien qu’agréable, Dub Axiom ne marque pas de vrai renouveau chez High Tone, No Border en revanche s’avère bien plus intéressant.

Ben Sharpa commence par vous décaper les conduits auditifs sur l’assassin Space Rodeo, puis vient l’intense, le terrible, l’ébouriffant Bastard, avec sa fatale progression et ses guitares tendues à l’extrême. On retrouve dans ce disque la liberté de ton et la façon de s’affranchir des frontières justement, qui ont souvent marqué les productions d’High Tone. Ils n’hésitent pas à servir un titre qui respirerait presque la folktronica, le très beau Propal, ou à osciller du côté du noise, avec un 7 Assault qui évoque le groupe lyonnais Bästard. Enfin No Border s’achève au gré des cordes hindouisantes du très progressif et génial Altered States.

 

Difficile de ne pas être un brin mitigé face à ce Out Back ambivalent. On y trouve cependant nombres de titres qui s’élèvent au rang de petites bombes. Même si la grande époque de l’électro-dub français, qui vit fleurir des Zenzile et autres Improvisators Dub, est bien révolue, High Tone conserve manifestement son titre de maestro du genre. Nul doute, de plus, qu’Out Back prendra en live une dimension redoutable.

                                      

                                      High-Tone-Out-Back199eccec-90dc-425f-91e6-d7a481b4b476.jpg

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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YyrkoOn 21/05/2010 22:30


Je pense que la particalaritée l'electro-dub "à la francaise" est d'etre joué et de sonner comme du rock alternatif. Les anglais sont a la fois plus proche de la Jamaique et de la culture "sound
system", leur dub est digital et taillé pour les clubs. Outre-Rhin, l'approche minimale, electronique et rigoriste est la norme. Mais ici, aux pays de la cervelle de canut, le dub a souvent été
joué part des formations basse-batterie-guitares qui sentent bon la sueure et les tournée en mini-van coincé entre la grosse caisse et l'ampli. C'est un peu comme si la mano negra c'etait
réaproprié le repertoire d'Iration Steppa.

Depuis leurs debuts plus "instrumentaux", les High Tones ont a chaque album "digitalisé" un peu plus leur son, mais sans jamais perdre cette particularitée qui fait leur charme. Ce qu'on perd en
precision sonore on le recupere au centuple en energie (surtout sur scene).

Perso j'adore cet album, mais étant un grand nostalgique de l'époque "pez nerf" (LE club/concert de la fin du siecle dernier sur Lyon qui vit l'eclosion de jarring, et ou toute cette scene se
donnait rendez vous, nottament gael horellou interviewer plus bas)je manque surement d'objectivité (ou de bon gout pour certain ...) pour commenté ce disque tant il me rappel cet "age d'or"... Un
disque qui fait un peu "résumé des épisode précédents" mais qui montre leur beau parcours et le talent qu'ils ont eu pour sans cesse enrichir leur formule et la confronter a chaque fois aux
techniques de production plus actuelles. C'est peut etre pour cela qu'ils sont encore la alors qu'en dix ans cette vague dub a été presque integralement balayé.

Respect