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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 20:54
Label : Freaks Of Nature
Sortie : 23 novembre 2009



Il y a 10 ans, Hector Hernandez habitait Palencia, en Espagne et oeuvrait comme MC et producteur au sein d’un collectif hip-hop local. Depuis il a posé définitivement ses platines à Londres, et ne semble pas mécontent du voyage puisqu’il nous sert comme premier album un hommage à sa ville d’accueil. Construit comme un road trip au sein de la capitale (Finsbury Park, Inside The Tube, Thames), Hektagon décrit la ville à coups de dubstep noir, d’effluves deep et de rave poisseuse. L’espagnol est inspiré tant par les déflagrations du breakbeat que par Plaid et Boards Of Canada. Influences qui peuvent expliquer les nappes résonnantes et les lignes profondément mélodiques qui parcourent sa musique. Entre basses lourdes et fondantes, et noirceur urbaine, London semble directement imprégné du goudron collant de ses trottoirs.


Le disque est enrichi de divers bruits citadins, ronronnement de voitures, bribes de conversations, pépiements d’oiseaux et rumeurs de rue, qui nous font paraître la ballade plus réelle encore. L’ensemble apparaît de qualité même si certains titres se détachent du lot (Nightlife, The Old Days). La charmante interlude de Finsbury Park nous ramène même à l’époque où Londres sortait en col lavallière et en vestes de tweed. Seul bémol, l’atroce Stepping Down sur lequel Vincent Kane pose un chant discordant comme on en a rarement vu. Un second featuring (bien meilleur) avec le MC Creamo donne au disque la touche grime qu'il fallait pour achever ce décor londonien.  

A la croisée du quartier de Croydon, où est né le dubstep, des grands parcs et des quais de la Thames, London retranscrit sous forme de basslines pénétrantes les vibrations d’une ville perpétuellement féconde.

                                              http://images.play.com/covers/12145913m.jpg
par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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