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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 18:03

Sortie : août 2010

Label : Musicforheads

 

Le producteur Simon Williamson, plus connu sous le nom de Ghost, est une figure estimée de la scène hip-hop électronique anglaise. Le bonhomme a commencé à sortir des maxis en 2003, il s’est rapproché de la famille Ninja Tune, et a étoffé peu à peu sa discographie. Sur son premier album, Seldom Seen Often Heard, différents MC’s posaient leur rap sur la plupart des morceaux, tandis que Ghost s’attribuait la construction des beats. En 2009 est sorti Freedom Of Thought, son excellent et plus que recommandé deuxième LP, qui trace une filiation directe avec le grand DJ Shadow. C’est au tour du troisième, Postcards From The Edge, de voir le jour aujourd’hui, un disque qui tranche fortement avec ses prédécesseurs.

 

Williamson a apparemment subi de plein fouet la vague cosmique et "wonky" actuelle - celle qui déclenche des rayons aveuglants de synthés et qui fait boiter les beats. Sur Postcards From The Edge, le bougre apparaît ainsi bien plus proche de Shlohmo que de Shadow. On ressent également de notables influences dubstep, qui contrastent avec le hip-hop instrumental un peu old-school et teinté d’électronica auquel il nous avait habitué. Quelle déception que ce criard Neon City, que le redondant Postcard From The Edge ou le trop grime No more Remix.

L’album évoluant, Ghost se fait un peu plus rassurant, et réaffirme sa maîtrise à ceux qui l’auraient oubliée. Il dérive ainsi vers un abstract hip-hop mousseux et lunaire, dont les beats se frottent à de nombreuses de sonorités électroniques. Vous l’aurez compris, les synthétiseurs occupent une place prépondérante dans ce nouvel essai, et se font tantôt gentiment astraux, tantôts franchement vulgaires. Les trois morceaux qui observent la présence d’un rappeur n’ont rien de très concluants, et si la plupart des titres se ressentent comme plutôt bien foutus et agréables, Postcards From The Edge s’écoute sans surprises et sans attention aiguë.

 

Difficile de ne pas se trouver sincèrement désenchanté face à cet opus bien plus impersonnel que les précédents. Les fans de Guido, Baths ou Shlohmo pourraient cependant y trouver leur compte. Aux autres, on conseillera surtout de se rabattre sur le brillant Freedom Of Thought.

 

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

D 02/09/2010 19:00


La couv' est mortelle (tu devrais mentionner ceci dans tes kro niques).


Chroniques électroniques 02/09/2010 19:28



J'en parle souvent, pourtant.