Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:11

Sortie : mai 2010

Label : Ninja Tune

Genre : Abstract hip hop

Note : 3


C'est un disque qui tourne depuis un moment sur ma platine et qui pourtant ne me laisse aucun souvenir à chaque passage. Je le relance une nouvelle fois pour faire cette chronique et voir si cette fois-ci Funki Porcini, fidèle de Ninja Tune qui n'a plus sorti d'album chez eux depuis 2002, capte un peu plus mon attention. L'Anglais qui répond au nom de James Bradell a délaissé les samples qui l'avait fait connaître pour muter dans un jazz électronique sans génie mêlant sonorités synthétiques et quelques sonorités plus organiques. Il se laisse aussi parfois glisser dans un ambient simpliste.

 

Début en douceur avec un premier hommage à Robert Moog sur Moog River, d'autres suivront à Lionel Hampton et Robert Crumb sans vraiment que les liens entre les morceaux et ces personnes paraissent évidents. Batterie jazz, mélodie répétitive, évolution limitée, la palette de Funki Porcini est paresseuse. Les titres se succèdent sans se démarquer, dévoilant un cruel manque d'inventivité. Les mélodies sont agréables, les sonorités apaisantes, mais l'ensemble est transparent. L'ouïe passe à travers.

C'est un univers très lisse qui s'offre à l'auditeur. Belisha Beacon fait dans le jazz à la Saint Germain, parfait en toile de fond d'un apéro ensoleillé, tandis que d'autres passages sont plus sombres, comme ce Undermud qui s'éloigne du jazz pour rappeler de très loin Amon Tobin. Chaque référence est datée car cet album n'apporte rien de neuf... Les titres manquent de diversité, de travail sur l'espace ou sur les sons. Il est fini le temps ou trois bleeps et deux clicks suffisaient pour faire un morceau. Sur The 3rd Man, les nappes et le piano sont jolis mais offrent un menu un peu léger pour les amateurs d'ambient travaillée. Le reste est à l'avenant, à se demander comment James Bradell a mis huit ans pour pondre cet album ! Et lorsqu'il s'achève, j'ai déjà oublié ce que je viens d'entendre.

 

Ce On n'offre donc pas grand chose de consistant même si aucun morceau n'est réellement dérangeant. Il ressemble à un premier jet qui aurait encore demandé bien du travail...

 

par Tahiti Raph

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Docteur C 12/08/2011 12:03


Les qualités de production sur les disques de Funki Porcini ont toujours été un peu inégales selon les titres, on peut dire qu'avec ce disque il apparait encore plus fatigué, c'est un retour
mollasson qui manque d'invention, beaucoup de réchauffé et moins de surprises qu'avant, par rapport au jazz très ralenti de Fast Asleep, son album le plus réussi (les deux premiers titres de Fast
Asleep sont toujours incroyables, le swing ralenti à la limite de l'audible). Donc oui cet album est sous plusieurs aspects décevant.

De là à écrire que "Les titres manquent de diversité, de travail sur l'espace ou sur les sons. Il est fini le temps ou trois bleeps et deux clicks suffisaient pour faire un morceau", c'est aller un
peu loin. Il y a un travail mélodique, harmonique, et rythmique, qui fait que Funki Porcini s'est depuis toujours détaché des compilateurs de sons justement, des purs producteurs qui singent un
genre sans rien y apporter, et qui fait la singularité de ses compositions. C'est pas non plus pour rien qu'il s'est détaché des singes de l'écurie Ninja Tunes, et qu'Amon Tobin et d'autres ont pu
le citer comme influence. Cette phrase est d'autant plus injuste qu'il a composé et joué la plupart des mélodies au clavier, au moins.

Sur ce disque je sauve le deuxième morceau, "This ain't the way to live". Sinon la plupart des morceaux sonnent inaboutis et/ou sans surprise, et c'est dommage.


ExtraPaul 01/06/2010 21:44


Eh bien voici un avis contraire... Je retrouve dans cet album l'atmosphère de Fast Asleep. Oui, certains diront un Fast Asleep bis, en moins inspiré. OK, mais comme j'adorais celui-là, je suis trop
content d'avoir une suite. Donc, je ne crois pas que les fans de Funki Porcini bouderont leur plaisir...


SPQR 13/04/2010 23:44


O combien d'accord avec cette chronique, ceci étant à mon avis valable pour tous les albums de Funki Porcini...


Mathgon 13/04/2010 16:25


Euh, moi pas comprendre... le disque sort qu'en mai et ça fait déjà un moment qu'il tourne sur ta platine?


Chroniques électroniques 13/04/2010 16:34



Les disques promos sont parfois envoyés très en avance par les labels... c'est le cas pour Ninja Tune.



pop 13/04/2010 13:18


Juste pour dire qu'en 2009, il a sorti PLOD, c'était pas chez les ninjas, mais c'est un album quand même... par contre, bien obligé d'avouer que ça ne fonctionne plus aussi bien qu'un "fast
asleep". Dommage. Et bonne continuation à ton blog