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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:55

Sortie : août 2011

Label : Alphapup

Genre : Glitch-Hop

Note : 5/10

 

L'année dernière, le projet de Chris Alfaro se révélait comme une des meilleures surprise de 2010. Membre éminent de ce qu'il convient aujourd'hui d'appeler "la scène abstraite californienne", Free The Robots a fait le bonheur de ceux qui ont eu la chance de le voir s'exécuter en live, comme lors des désormais reconnues soirées Low End Theory. Influencé aussi bien par le jazz que par des racines plus psychédéliques, Ctrl Alt Delete (chroniqué ici) a donc posé des bases qui laissent augurer de très belles promesses. Ce Ep arrive donc à point pour se faire une idée sur les capacités de l'américain à oeuvrer dans la durée.

 

Même si il est difficile de se faire une avis clair avec si peu de matière, il convient tout de même de constater que la musique de Free The Robots connaît la même stagnation que le genre hybride dans lequel il officie. Ce nouveau genre, qualifié de hip-hop de geeks par certains observateurs, avait à l'époque suscité un engouement à la hauteur des limites qu'il étale aujourd'hui. Dommage, mais malgré tout classique. Mais revenons malgré tout à l'objet du jour, au lieu de spéculer sur ce qui se tramerait en coulisses. Si le choix des drums est toujours du meilleur goût, l'ensemble vient parfois se parer de turbines ronflantes aisées et néfastes (The Free) ou d'excès 8-bits définitivement obsolètes même à l'ère du vintage revival (The Mind's Eye). Alors heureusement que Prototype B vient quelque peu renouer avec l'émulation d'hier, surtout dans sa capacité à superposer des strates improbables pourtant diablement complémentaires. Il faut parfois avoir le courage et l'intelligence de demeurer downtempo. Beau titre. Tout comme sur la funèbre, burlesque et pourtant entraînante Dance Of The Deadbeat. Voilà ce qu'on est en droit d'attendre de Free The Robots. Même si tout cela ne contient rien de vraiment nouveau. On a même parfois l'impression d'écouter du bon, mais trop vieux son Ninja Tune. Rattlesnake contient aussi de bonnes choses, mais les percussions plus naturelles sont desservies par leurs accords avec des écorchures digitales bien trop convenues pour être vraiment honnêtes. Dommage.

 

Il faut dire que ce genre de formats courts a souvent pour vocation de simplement mesurer les réactions avant la sortie d'un long format plus abouti. Espérons le, car ces titres bien trop courts laissent entrevoir une déception potentielle bien plus large. Free The Robots semble vouloir prendre le risque de ne rien renouveler en espérant faire aussi bien. Pas très couillu, mais à l'image du genre et de son fer de lance : un certain Flying Lotus. Attendons donc la sortie d'un vrai album pour crier à l'arnaque ou pour faire un de nos trop rares mea culpa.

 

http://www.parisdjs.com/images/alpha_pup/Free_The_Robots-The_Minds_Eye_Ep_b.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Fbst 16/09/2011 12:54


J'apprécie ta réponse Ed, bien que je me sente un peu insulté par tes recommandations littéraires et presse.
En effet, tu n'as nul besoin de te justifier d'autant que je suis le premier à saluer votre boulot.
Personnellement, je n'attends certainement pas un style pouet-pouet-cu-cul à paillettes à la tsugi&co. Simplement un peu plus de fluidité et peut être de concision, là où certaines envolées de
clavier rendent la lecture un peu fatigante par leur lourdeur et souvent par leur longueur, contribuerait à mon avis à conserver la meilleure attention du lecteur ainsi que son intérêt.

Ensuite, entendons nous qu'à propos de Flying Lotus, il ne faut certainement pas faire d'amalgame avec ses comparses de Brainfeeder qui eux, en effet n'apportent selon moi que bien peu à cette
nouvelle scène hip-hop. J'accorde également que Cosmogramma n'a peut-être pas autant de profondeur que certains albums qualifiés de "novateurs", il suscite assez peu d'intérêt à la ré-écoute.
Cependant il n'en demeure pas moins innovant, et les EP qui sont sortis à proximité de la sortie de l'album d'autant moins! Un petit "Kill your coworkers" illustre par exemple pas mal sa volonté de
travailler et de varier ses sons.
Je ne crois pas qu'il se foute de notre gueule. Je trouve assez intelligent de ne pas chercher à étendre des morceaux sur des formats plus longs, le caractère de sa musique ne s'y prête pas
(jusqu'ici en tout cas). Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger non plus.
Une assiette bien remplie signifie-t-elle que le cuisinier a bien bossé et que tes papilles vont être ravies? A l'inverse ne peut-on pas se réjouir d'une série de petits mets délicieux les uns
derrières les autres? Un peu simple comme métaphore, ceci-dit on est pas loin du raccourci qui est fait à propos du format des morceaux de FL.
Si l'on prenait l’exemple de KNXWLEDGE, je trouve le format de ses productions ridicules alors même si le son est bon.

En tout cas, loin de moi l'idée de "fustiger" ton travail Ed. J'ai envie de continuer à prendre du plaisir à revenir ici et à vous lire.
Bonne route à vous!


Fbst 15/09/2011 21:42


Je rejoint les 2 commentaires précédents. Le ton employé dans certaines chroniques devient de plus en plus lourd et lassant. Je n'arrive plus vraiment à lire certaines critiques jusqu'au bout
tellement ce qui est si bien qualifié de "masturbation littéraire" fatigue à la longue.
C'est dommage, il y a du travail derrière ce blog, et de belles découvertes à y faire.

Et un peu d'eau dans le vin, ça serait pas plus sympa? Même si c'est pas dans les habitudes de chacun.

Le commentaire sur le travail de Flying Lotus me surprend énormément et décrédibilise pas mal la finesse des écoutes d'Ed. Je ne comprends pas comment on peut voir un manque de renouvellement, de
recherche et de travail dans les productions de FL. Si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, on ne peut que saluer la discographie (ainsi que les prestations live d'ailleurs) de ce gars
là.

Bonne continuation.


Chroniques électroniques 16/09/2011 01:57



Bon, je vais y aller de ma petite réponse.


Tout d'abord, je m'étonnerais toujours (ironie inside) que les critiques négatives soient toujours plus commentées que les bonnes. Lorsque l'année dernière, nous étions les premiers (vous pouvez
vérifier) à encenser Free The Robots, il n'y a eu strictement aucune réaction. Quand un an plus tard, je dis simplement que ça ne vole pas bien haut, ça tire à boulets rouges. Parce que je le
répète, y a quand même pas de quoi s'enflammer sur ce EP. Et ça, ça laisse que très peu de place à la contestation.


Pour ce qui est du pseudo-enrobage littéraire des chroniques, je ne peux rien faire pour vous. Après plus de mille chroniques de disques parues, on est quand même un peu obligés de se donner du
mal pour écrire un truc à peu près lettré. Je réfute en bloc le terme "littéraire". Sinon pour les allergiques, je vous invite à vous taper l'intégrale de Marc Levy en cette glorieuse période de
rentrée littéraire.


Ensuite, pour ce qui est de mon sentiment de stagnation envers la scène abstract hip-hop californienne et envers Flying Lotus... je suis un peu emmerdé. Pourquoi ? Parce que j'ai moi même écrit
une chronique extrêmement élogieuse à propos de Cosmogramma peu après sa sortie. Chronique que j'assume certes au moment où elle a été écrite, mais que je regrette à propos du contenu du disque
que j'avoue avoir beacoup sur-évalué. Y a des disques qui prennent plus de substance un an après la première écoute. Et il y a l'inverse. Cosmogramma fait partie de ceux là. Cette capacité de
multiplier les ébauches d'idée sans jamais aller au bout d'une seule me fait simplement chier. En 2010, faire de tels morceaux, de tout juste trois minutes et se réclamer d'une pseudo démarche
expérimentale et underground, je trouve que ça frise la malhonnêté intellectuelle. On peut d'ailleurs trouver ce côté vite fait et peu abouti sur l'EP dont il est question ici. Vous pourrez aussi
constater que mon illustre collègue, avec qui je suis rarement d'accord, dépeint lui même les limites du label Brainfeeder et de ses vains suiveurs depuis quelques mois. Pour finalement dire la
même chose que moi : ça tourne en rond et ça prend pas beaucoup de risques. Si vous souhaitez simplement que j'avoue que je ne suis pas un expert en hip-hop et qu'il ne faut pas généraliser
certains errances à toute une scène, j'en conviens aisément.


Pour finir, j'invite nos fidéles lecteurs (et les autres) à garder un peu de distance vis à vis de certaines idoles érigées et à garder un certain niveau d'exigence. A ce que je sache, la musique
est encore payante. J'invite également ceux qui voudraient lire des chroniques plus lisses et plus consensuelles à lire Tsugi ou Trax, qui font ça très bien et qui méritent donc notre respect à
tous. Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas payé pour écrire et n'ai donc de justifications à apporter à quiconque. Je et on, ne met que notre avis en avant avec les arguments et les
convictions qui sont les notres. On ne prétend pas détenir une quelconque vérité, si ce n'est la notre.


A très bientôt.


Ed Loxapac


 


 



Rabbit 14/09/2011 22:36


Heu, Flying Lotus prendrait "le risque de ne rien renouveler" ?... J'ai pourtant rarement vu pareille césure dans une disco, celle qui sépare Los Angeles de Cosmogramma aussi bien dans le son que
dans la construction de l'album elle-même...


Jules Kalfouet 13/09/2011 01:51


J'adore ce site mais j'ai vraiment de moins en moins envie de lire les critiques, avec ce ton souvent blasé, rien n'est jamais assez bien pour vos tendres oreilles, et souvent l'écriture frôle la
masturbation littéraire à deux balles.Vraiment Dommage. J'attends avec impatience vos retours sur le live de shadow jeudi prochain au trianon, quelque chose me dit que ça va être encore du "ouai,
shadow c'est bien mais non....quoi tu vois...avant...enfin je veux dire". Longue vie à ce site quand même parce qu'il déchire.