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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 19:05
Sortie : 10 juillet 2009
Label : Preco Records

Le Japonais Masahiro Araki a commencé sa carrière musicale en tant qu'ingénieur du son dans les environs de Nagoya. En digne rat des studios, il participe à la conception de musique pour la télévision, la publicité ou le cinéma. Celui qui se cache derrière l'étrange pseudonyme de Fredricson possède un homonyme au Japon, et pas des moindres. Il porte effectivement le même nom qu'un des plus légendaires joueurs de base-ball japonais de tous les temps.
Ce jeune beatmaker avait déjà réalisé un premier album, Festa Siesta, paru il y a quelques années. La relative confidentialité dans laquelle il officie hors de l'Empire du soleil levant, nous avait fait ignorer ses activités. Ce n'est que très récemment que nous avons découvert l'étrange univers de cet artiste nippon.

Conçue à la manière de fabulettes électroniques et expérimentales, la musique de Fredricson rappelle l'univers oblique et fourmillant d'artistes signés sur des labels tels que Rephlex Records.
On pense parfois à une incongrue rencontre entre Wisp et Luke Vibert.
Parfois, on rencontre effectivement au gré de cette galette un aspect cartoon musical qui justifie la comparaison avec ce dernier.
Un divin glitch vient régulièrement brouiller un peu plus les fréquences de cette IDM étrange et atypique. Perchée mais pas loufoque, cette musique intelligente ne laisse rien au hasard.
La video de l'excellent Eyeme a déjà pas mal circulé sur le net. Celle-ci témoigne aisément de ce que Fredricon sait faire de mieux.
On est un peu moins à l'aise avec les expérimentations faussement avant-gardistes sur Flux. Les accrocs tels que celui-ci sont heureusement peu nombreux.
De jolies mélodies presque naïves semblent raconter les pérégrinations d'un gentil robot dans un monde plus bucolique qu'anxiogène.
Grâce aux machines, Fredricson retravaille des sonorités issues d'instruments acoustiques pour les allier à ses expérimentations analogiques. Chacun se satisfera de redonner corps à ce qui jadis était issu d'un instrument fait de cuivre ou de bois.
Un nombre important de pianos et clavinets viennent quant à eux couvrir les beats flottants.
Dream Nicholas, Ooiioo, Ring-O, Rip sont autant de morceaux où on plonge avec plaisir, tout comme les trois morceaux phares que sont Eyeme, Sadfish et Rem.

Misc est une odyssée très rafraîchissante, et cela même si elle n'est dotée d'aucune ambition révolutionnaire. Original et gentiment décalé, l'univers du Japonais ravira les amateurs du genre. On est toujours heureux de découvrir des artistes venus de contrées lointaines, confirmant que la création électronique n'a pas seulement élu domicile au Royaume-Uni ou en Allemagne.

                                
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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