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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 18:34

Sortie : septembre 2011

Label : Fabric (London)

Genre : House, electro-house

Note : 4/10

 

Ancien fleuron d’une belle electronica organique, Four Tet a surpris son monde en effectuant sur son dernier album There is love in you (chroniqué ici) un virage house prononcé mais réussi. Ce nouveau et cinquante-neuvième mix FabricLive confirme ce virage de Kieran Hebden, à ceci près qu’on assiste cette fois à une tragique sortie de piste.

 

Est-ce pour Fabric que Four Tet a délibérément choisi la facilité clubby ? Peut-être bien. Ce n’est pourtant pas moins de vingt-sept tracks qui sont réunies ici, ce qui a normalement le mérite de diversifier les ambiances proposées. Or après deux tracks introductifs en forme de field recordings urbain, c’est une house calme et sans génie, faussement soulful et vagument vulgaire, qui s’installe le long des douze premiers morceaux, durant lesquels on se croirait dans un mauvais warm-up parisien. L’inédit Fabric de Four Tet qui suit n’est en réalité qu’un nouveau field-recordings, peut-être capté dans le fameux club londonien (ça nous fait une belle jambe !).

C’est donc seulement à partir du quinzième morceau que nos oreilles ont commencé à se dresser, grâce à la Dark Energy de STL, tout en montée electro-house à la tonalité plus sombre que les tracks précédents. Les morceaux de Percussions et C++ prennent le même genre de voie, avec option glitch permanent pour ce dernier. Burial suit avec son dernier et excellent inédit Street Halo, qui marque, n’est-ce pas malheureux, le sommet de ce mix ! Les deux morceaux suivants replongent dans une house 90’ linéaire et sans intérêt. Le magnifique Sieso de Villalobos passe inaperçu tant il est noyé dans le substrat des morceaux qui l’encadrent. Le reste du mix suivra ce chemin house inintéressant au possible. Seul l’ultime et excellent morceau Locked signé par Four Tet parviendra à nous tirer de l’ennui et la somnolence, mais trop tard : le mal est fait.

J’aimerai bien pouvoir sauver quelque chose de l’ensemble de ce mix, mais même sa technicité est franchement discutable : les enchaînements sont plats, sinon ratés, aucune montée ne vient inciter à la danse, et la production elle-même sonne un peu datée. On a tout simplement devant nous un mauvais mix house, une simple opération marketing calibrée pour les dancefloors les moins exigeants.

 

Curieuse pente donc que celle suivie par Four Tet, depuis désormais plus de dix ans. Puisqu’il passe dans quelques jours au Rex et au Pitchfork Festival à Paris, on espère qu’il aura l’occasion de se rattraper dans l’exercice du djaying. Sinon tant pis, on se contentera de ses albums précédents, qui eux sont d’une qualité cent fois supérieure.

 

http://www.clashmusic.com/files/imagecache/node_article_image/files/four-tet-fabriclive-59.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Narc 05/10/2011 23:42


A lire cette chronique exigeante et tranchée, mon impression de ce mix me semble assez différente. Le coté hype de la chose peut être agaçant, j'accepte. les enregistrements réalisés dans le club
sont assez superflus et n'apportent vraiment rien à l'enchainement des morceaux, éxcepté des occasions de break entre deux chansons au bpm différent.
Cependant, la plupart des morceaux font appel à un genre : le UK garage, qui me parait aujourd'hui assez négligé. Ce sont plus à des rythmiques 2-step, chaloupées et cassées façon grime ou dubstep
qu'on a affaire plutôt qu'à une simple compilation de House. Et dans ce mix, on sent une certaine énergie à jouer les morceaux et à trouver le vinyle inédit qui pourrissait dans un disquaire
londonien. Peu connaisseur de ce genre c'est avec beaucoup de plaisir que je découvre quelques noms d'artistes, Four Tet est un passioné, reconnaissons le, qui a réussi a lier la crasse de titres
des 90's qui se termine par l'excellent Burial (inspiré lui aussi par cette variante de musique éléctronique) comme une progression chronologique, avec de très bons morceaux techno.


madfab 26/09/2011 11:50


comment voulez-vous mixer correctement avec un poulpe sur le visage !!! (c'est laid en tout cas)........sinon, merci pour votre précieux blog qui me guide bien dans mes écoutes


beatnikk 21/09/2011 18:50


Argh, c'est sans pitié...
Mais en même temps, c'est pas totalement démérité.

Bon, et le dernier The Field ????


Chroniques électroniques 21/09/2011 20:50



Le nouvel album de The Field ne sort que fin octobre, on le chroniquera en temps voulu.



bam 20/09/2011 21:04


Avec un poulpe sur la tronche, c'est bien plus difficile de faire quelque chose de bien