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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:36

Sortie : Mars 2012

Label : 100% Silk

Genre : Deep-house, house, house 90's

Note : 5,5/10

 

Alors que la deep-house n’en finit plus de s’imposer dans les clubs, il fallait bien commencer à voir apparaître les inévitables profiteurs. L’exemple du jour se nomme Fort Romeau. L’anglais  sort son premier album solo, Kingdoms. De-ci, de-là, l’exercice est encensé, si ce n’est porté sur un piédestal. Moi, crédule comme tout, j’écoute l’album en espérant enfin tenir l’artiste qui fera exploser le mouvement à la gueule du commun des mortels. Mais non, point de messie.

Il est bon de savoir que derrière Fort Romeau se cache Mike Norris, le claviériste de La Roux, une des pires escroqueries musicales de ces dernières années. Mais bon, ce n’est pas parce que le CV de l’anglais est pourri qu’il n’est pas capable de surprendre positivement. Et en effet, Kingdoms démarre avec malice. J’avoue m’être fait rouler. En effet, les deux premiers morceaux sont absolument imparables. On se retrouve en pleine house new-yorkaise des 90’s et on transpire à grosses gouttes. L’enrobage progressif y joue pour beaucoup dans cette tentative d’immersion imposée. On est littéralement happé par la bassline démentielle. Jack Rollin’ et Kingdoms ne feront aucun prisonnier sur les dancefloors, on se contentera de contenter les morts. La prolifération de gimmicks old-school, la superposition infinie des nappes, la multiplication des sonorités : tout est agencé avec un savant calcul finissant par donner à ces titres des allures d’ogre bouffant tout l’espace sonore. Etrangement cependant, ces deux morceaux inaugurales durent à peine 5 minutes chacun alors qu’ils auraient pu s’étendre sur plus du double.

On pense alors tenir l’album par le bon bout mais l’enthousiasme tourne court. Dès Say Something, on sent poindre les limites d’un tel projet. La répétitivité s’installe puisque toutes les ficelles sont épuisées. On prend ses distances, il n’y a alors plus rien à faire si ce n’est subir. Fort Romeau semble avoir tout donné dans les premières minutes, il n’a plus rien à apporter. Pire, l’anglais devient son propre cliché. On pense alors à un autre buzz hype totalement prévisible : Blondes. On retrouve se même sens du tape-à-l’œil pour néophyte facilement impressionnable. Heureusement, l’album ne compte que six morceaux (plus deux morceaux bonus un peu plus recommandable dont un One Night volontiers plus hypnotique).

Mais je vous vois venir, bande de petits malins : « oui mais un album de deep-house c’est forcément répétitif ! ». Que nenni ! Ce n’est pas parce que le rythme reste collé sur un 125 bpm que c’est redondant. Chez Fort Romeau la répétitivité dépasse le stade du beat, elle concerne absolument tout, des nappes, aux sonorités, à l’enrobage. Et ne venez pas non plus me parler d’identité sonore puisque pour le coup, il est difficile de vraiment donner une teinte spécifique à cet album. Non, le mec se contente juste de faire dans la redite, passive et poussive.

Fort Romeau n’est pas idiot, il sait très bien comment satisfaire le public et la presse. Son album aurait pu être une sacrée révélation deep-house mais il a préféré prendre le chemin de la facilité avec un Kingdoms à l’esbroufe bien trop visible. Il en perd en sincérité et au final, Kingdoms n’est rien d’autre qu’un trompe l’œil.

 

http://cdn02.cdn.gorillavsbear.net/wp-content/uploads/2012/01/FORT-ROMEAU-KINGDOMS-575x580.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

ARTY 13/04/2012 15:46

Mouai même les deux titres de référence qui t'ont mis l'eau à la bouche sont je trouve assez mal produit, sa sonne vraiment discothèque!! Ecoutez l'album de FRANCIS HARRIS "LELAND" je le trouve
sublime

clovis simard 13/04/2012 12:57

Blog(fermaton.over-blog.com)Mathématiques de la conscience humaine.No-29, -FINITUDE-(LE TEMPS ??)