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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:52

Sortie : 13 février 2012

Label : Echocord

Genre : Dub-techno

Note : 6,5/10

 

Echocord ne nous a jamais totalement déçu. Depuis quelques années, le label enchaîne les sorties dub-techno de qualité. Mais on ne peut pas en dire autant de Fluxion car si le grec demeure une sommité dans le milieu, force est de constater que certaines de ses productions s’avèrent trop linéaires, à l’image de Perfused son précédent long format. Et justement, Traces, 6ème album en un peu plus de 10 ans, bien que réussissant à nous scotcher le temps de quelques morceaux, n’en demeure pas moins trop prévisible.

On a l’impression que le grec Konstantinos Soublis s’enferme dans un dub-techno trop formatée, que les prises de risques ne sont plus possibles. Pourtant, Fluxion a été éduqué à l’école Chain Reaction, sous label de Basic Channel (si je vous dis Maurizio, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille). Le mec n’est donc pas un branleur, il sait de quoi il en retourne. D’ailleurs, s’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à Traces, c’est son côté chirurgicale implacable. Tout y est clair, net et précis, de telle sorte que les sons semblent littéralement vous traverser le corps. Il n’y a pas à chier, la clique d’Echocord excelle dans le domaine de la masterisation. Traces n’est pas un album de dub-techno d’apparat, bien au contraire. Ici, tout est question de sobriété, de lancinance et de formes arrondies. Fluxion se focalise sur la basse, rien d’autre n’a d’importance.

Alors au début, on se prend au jeu, d’autant que l’album est bien foutu et joue la carte de l’immersion par la force d’une progression intelligente. Passé le vaporeux Motion 1, Fluxion se paie même le luxe de ressusciter Dennis Brown pour une version gonflée à la skunk de No Man is An Island. Mais malheureusement, on tient là la seule audace visible de l’album. S’en suit quelques morceaux plus frontaux, à la basse impressionnante, vous scotchant profondément. Et puis tout s’effrite sur la dernière partie du disque. La faute à une trop grande prévisibilité ? Sans doute. De Memba à Butiama, on s’ennuie devant trop de linéarité assumée. Le disque s’éternise alors (dépassant le seuil critique des 60 minutes, comme tout skeud de dub-techno l’exige) et on finit par s’échapper de cette atmosphère enfumée.

Ce disque fait penser à un voyage en train (ce n’est pas anodin si de nombreux clips dub-techno se servent de cette cadence métronomique). Au début, vous observez le paysage défiler sous vos yeux avec attention et puis, petit à petit, vos songes prennent le dessus et vous finissez par regarder sans regarder.

En même temps, et c’est paradoxale, Fluxion a tout de même réussi à nous anesthésier l’esprit et cela reste un exercice difficile. Il n’est pas aisé de maintenir l’auditeur dans une léthargie volontaire. Une solution existe donc pour profiter pleinement de cet album, il suffit de se limiter au 6 premiers morceaux. Ces 40 minutes suffiront largement à vous maintenir sous perfusion.

 

http://www.colette.fr/files/image_high_def_174816_fr.jpeg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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