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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 17:20

Sortie : mai 2011

Label : Funkwelten

Genre : Ambient, Frozen Indus, Dark Electronics

Note : 8/10

 

Flint Glass est Français et se nomme en réalité Gwenn Tremorin. Il est le fondateur de Brume Records, a collaboré avec Tympanik et est la moitié du duo tribal noise indus Tzolk'in en compagnie du Belge Empusae. Je dois avouer ne pas connaître le sieur  Polarlicht 4.1 / Transistor, habitué des labels Funkwelten et Zone 30, et plus simplement appelé Ronny Jaschinski. Les deux compères ne sont pas des novices en matière de dark electronics, leur collaboration devrait être des plus sérieuses. 

 

En l'an de grâce 1968, ce cher René Barjavel publiait La Nuit des Temps. Si je cite l'illustre romancier français, pape visionnaire de la SF, de l'anticipation et même des théories cyberpunk, c'est parce que Zoran's Equation est ouvertement et librement inspiré dudit roman. Ceux qui souhaitent en savoir plus n'ont qu'à le lire, les moins littéraires se dirigeront logiquement vers les fiches de lecture des sites spécialisés. Les autres laisseront leur inconscient les guider sur les sentiers de la cryogénisation, des textures taillées au scalpel et des trames ambient issues d'un cloaque nauséabond. Si la rythmique et l'aspect plus percussif de la musique sont certes présents, c'est la retranscription des atmosphères qui est ici privilégiée. Certains regretteront peut-être que le romantisme (et le sentiment amoureux) ne résonnent pas comme une évidence, si ce n'est sur le superbe Sleeping Beauty de fermeture et ses hurlements de drones blessés. Le duo se concentre plus sur les obsessions de l'esprit hibernant, les intrigues scientifiques et les continents et civilisations englouties (Gondwana Land). Sans pour autant refaire l'histoire, on a quand même le sentiment qu'il règne ici quelque chose de moisi, de puant, comme si les corps transis des deux amoureux que sont Eléa et Palikan, avaient finalement choisi de céder à la putréfaction plutôt que de voir leur amour anéanti par la simple volonté de Simon, plus particulièrement sur Lost Souls et Frozen Bodies. Flint Glass confirme ici ses talents de composition d'ambiances sombres et terrifiantes, bien aidé par les fractures rythmiques et le parasitage glitché de Transistor

 

Comme à l'accoutumée, précisons que l'oeuvre est à envisager dans son ensemble et que le shuffle est le sheitan. Même si des titres comme Aurore Australe, Lost Souls, Immortals ou The Ice People se dégagent nettement de par leur grande qualité et de par leurs effets plus immédiats, ils ne desservent jamais cette oeuvre globale, ambitieuse et pharaonique, à l'image de l'écrivain qui l'a ici inspiré. Espérons que ce très bel album ne tombent pas dans les puits sans fonds de la nuit des temps et qu'il hantera les insomnies de férus de dark electronics exigeants. Plus que vivement recommandé donc.

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/7/8/6/4025858036687.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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