Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 18:14

Sortie : 6 octobre 2010

Label : M_nus

Genre : Techno minimale

Note : 5,5/10

 

C’est le paradoxe M_nus ; à chaque fois je râle après la redondance des sorties du label et à chaque fois je me fais quand même avoir par le côté implacable de cette techno mentale. Dernièrement, Marc Houle m’a saoulé (ici) pendant que Magda s’en sort avec un album chirurgical (ici). Et voilà que déboule au même moment Fabrizio Maurizi avec Chronicles.

 

Même si ça a l’odeur d’un LP, les 6 titres pour 40 minutes distillés par l’italien ne sont qu’un EP. Dans le pur esprit maison de M_nus, Fabrizio ne voit pas plus loin qu’une techno cristalline, une autoroute pour clubbeur increvable. Mais le pire dans tout ça, c’est que ça marche à plein régime. On a beau savoir où l’on met les pieds, ces derniers ne peuvent éviter de se mettre à danser. Mais comment M_nus fait pour maintenir autant la pression ? Pas la peine de chercher bien loin, tout est dans cette basse surgonflée, dans cette moiteur imparable.

Inutile de se pencher sur les morceaux, le schéma se répète inlassablement (même si pour ma part, Duck Dive et Free As We Are ont mes préférences) et ce même si Fabrizio n’atteint pas la perfection des productions d’Ambivalent ou n’obtient pas le groove d’Uto Karem. Dès les premières secondes, la basse vous a sauvagement agrippé pour ne plus vous lâcher. A partir du moment où l’aspect mental fait son apparition par le biais d’un petit son lancinant à vous rendre épileptique, c’est déjà trop tard. Et quand survient une fine montée savamment dosée, vous êtes mûrs.

On pourra reprocher ce que l’on veut à l’écurie de Richie Hawtin, notamment l’aspect purement mécanique de cette techno dû à une sur-exploitation de Cubase et Ableton aboutissant à un son froid, il n’en demeure pas moins que sur un dancefloor personne ne peut résister, et c’est l’unique but recherché.

 

Ce Chronicles est symptomatique du paradoxe M_nus. Fabrizio Maurizi va droit au but, ne s’embarrasse pas avec des préliminaires inutiles pour proposer un EP de techno mental d’une diabolique précision. On a beau tenter de résister, à partir du moment où on a mis le nez dedans, on est foutu. Chronicles ne fera pas date mais aura réussi son pari : vous faire danser non-stop.

 

http://minimalistica.org/wp-content/uploads/2010/09/Fabrizio-Maurizi-Chronicles.jpg

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires