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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 16:36

Sortie : septembre 2011

Label : Laybell

Genre : jeu de samples siphonné

Note : 7/10

 

Extra Pekoe est le producteur de Two Left Ears, groupe français qui a sorti l'excellent Lazy Trace (chroniqué ici) et participé avec brio à notre seconde compilation, Beat Abstraction (toujours en téléchargement libre ici). Pour s'essayer en solo, Mathieu Adamski sort un premier maxi, six titres qui ressemblent à un grand collage de samples qu'il bidouille pour un résultat assez expérimental.

 

Cet EP pourrait faire penser de loin à de l'électronica ou un genre de glitch hop à la pointe de la déstructuration, mais se serait réducteur. C'est assez loin de références stylistiques qu'Extra Pekoe cherche sa voie. D'enregistrements d'ambiance de bar, à des assemblages brinquebalants de samples en passant par quelques mélodies électroniques, il semble piocher de tous cotés pour créer des pistes à l'équilibre précaire tant l'empilement est dense et hors format. China Interstellar Program est le symbole de ces attelages atypiques de sonorités bancales et de boucles bricolées qui servent à construire une musique contemporaine surprenante. Il faut oublier ses modèles pour en intégrer un nouveau. Les titres semblent montés à l'envers, mais la mécanique fonctionne quand même. L'hybride créature produit un enchevêtrement sonore qui progresse malgré tout. La Belle Dilettante mélange ainsi voix, claquements, mélodie inversée, divers claquements, parasites, bleeps et de nombreux autres bouts de trucs pour aboutir à un résultat qui peut paraître tout autant le travail acharné et longuement réfléchi d'un étudiant en acoustique que la machine improbable sortie de l'esprit d'un garagiste passionné. Dans les deux cas, du temps a été passé les mains dans le moteur.

Les morceaux Praying Mantis On High Heels et Pretty Drunk, malgré l'impression générale de bordel qui persiste, ont une structure un peu moins atypique. Le langage électronique développé est plus facile à l'écoute tout en gardant les particularités d'entrelacement abondant de multiples sources. Ces deux passages donnent donc de l'assise au disque grâce à leur coté plus posé, même s'ils ne détonnent pas en comparaison aux autre titres. L'esprit est similaire, libre, complexe, soigneux et toujours à la recherche d'un petit espace libre pour caser une dernière pièce qui pourrait améliorer le refroidissement, le couple ou la reprise.

 

Ce maxi déconcertant demande quelques écoutes pour être vraiment pénétré tant son esprit est atypique, plus proche de la musique concrète que des genres électroniques actuels. Il se révèle ensuite, dense et passionnant.

 

http://f.bandcamp.com/z/11/54/1154257324-1.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Fbst 15/09/2011 21:47


Merci! C'est très bon!