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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 17:04

Sortie : 29 juillet 2010

Label : autoproduit

 

S’informer sur qui se cache derrière Exosphere n’est pas une tâche facile. Il semblerait seulement qu’ils soient au moins deux, ainsi qu’originaires d’Antarctique. Foyer qui n’étonne que très peu face à l’ambient épurée et désertique qui habite leur premier EP, dénommé 5Othkm (soit la limite extrême de l’atmosphère).

 

Même si elle s’inspire certainement de la pâleur des steppes glacées, la musique d’Exosphere se trouve empreinte d’une profonde noirceur, d’où émergent des touches de mélancolie. De languides nappes sonores s’étendent à l’infini le long de ces six titres, tandis que des cordes graciles et un piano tissent des mélodies discrètes, qui se fondent en une brume ouatée. Doté de criantes traces d’IDM, 50thkm se fait réellement captivant à mesure que des rythmiques cryptées et d’âpres clic’n’cuts viennent écorcher le calme ambient. Caressé à l’origine de lentes notes de guitare acoustique et électrique, l’introductif 1st Movement évolue ainsi vers des zones si dévastées que l’impression d’une tragique solitude vous tord les entrailles. Si Mind Reflexion et Acm Sirius s’avèrent moins indispensables, les trois titres restants déversent leur flot d’émotions. L’électronica faussement candide de Azure navigue entre nostalgie et torpeur comateuse. Après une introduction faite de doux arpèges, le rythme de Sublunar progresse peu à peu vers la désintégration, le glitch tombant en pluie fine. Enfin le final Athome clôt l’EP avec douceur, abandonnant l’auditeur dans une léthargie troublante.

 

Ces inconnus venus du pôle Sud démontrent avec 50thkm un talent certain pour engourdir et transporter l’oreille vers des territoires vierges et hantés. Cet EP aussi glacial que pénétrant accompagnera à merveille les errances insomniaques de ceux qui s’y plongeront.

 

                               Screen-shot-2010-07-28-at-7.21.09-PM-300x300.png

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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