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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 22:16

Sortie : avril 2011

Label : En:peg Digital

Genre : IDM, Abstract Hip-hop

Note : 7,5/10

 

Jimmy Batista, 26 ans, est établi à New York. Singulièrement prolifique, il réalise ses sons sous de nombreux avatars, dont Iameb 57, Artificial Dreamer et Enabl.ed. Il est par ailleurs fondateur d'un label de progressive trance du nom de Danger Box. En:peg, la division digitale du grand n5md, à qui l'on doit entre autres les délicats travaux d'Odori (ici), accueille Modules Fail, son deuxième album.

 

Enabl.ed représente l'incarnation derrière laquelle il se voue à l'IDM expérimentale, et Modules Fail en est un exemple pour le moins brillant. Le New-yorkais assemble et conjugue les éléments à la manière d'un chimiste virtuose. Des restes d'innocence planent sur le parterre de ses beats déconstruits, le spleen et l'ambient semblent des substances récurrentes, et l'harmonie avec laquelle son electronica combine un aspect old-school et une dimension futuriste est assez hallucinante. Profondément synthétiques, les textures de Modules Fails sonnent d'une manière suave et travaillée, parfois grêlées et rugueuses, tantôt brumeuses ou très concrètes. Si l'album présente sans aucun doute une facette douce et mélodieuse, il n'en demeure pas moins cousu de rythmiques tordues et rougeoyantes, se consumant lentement sous le ciel intraitable des nappes. Il y a du Plaid chez Enabl.ed, même si la puissance parfois hip-hop de ses beats évoque manifestement la scène électronique japonaise, Ametsub en tête. Ne pourra qu'en attester le génial odeq2 d'ouverture, électronica distorse, ludique et toute en montées. Cohérent de bout en bout, Modules Fail ne comporte pas un seul titre regrettable. Ce cycle plutôt court (11 titres pour 33 minutes) se vit comme une succession de visions kaléidoscopiques, riches, ambigües et hautement propices au rêve. J'émettrais seulement un soupçon de préférence pour les sublimes Drowning Errors 2.0 et Vinc Drea5, dont les feulements retenus des beats du dernier, la gracilité des notes et la progression bouleversante en font une pièce somptueuse.

 

Modules Fail est un superbe disque. Entre perception futuriste et émotions concrètes, et aussi inspiré que son artwork, l'album du jeune Jimmy Batista s'avère plus que réjouissant. Encore une fois, En:peg cogne dans le mille. 

 

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par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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