Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:09

Sortie : juillet 2011

Label : Error Broadcast

Genre : wonky beats / électronica trippée

Note : 4/10

 

Nous vous l'avions annoncé lors de sa récente double actualité (chronique de Five-Finger Remixes et Supershark EP ici), DZA préparait déjà un nouveau maxi. Le Russe découvert l'an passé revient chez Error Broadcast, mais s'écarte de ses beats électro-rap pour se lancer complètement dans l'électronique, dans un style rave-électronica bancal.

 

Si le genre musical a évolué, le producteur conserve ses sonorités synthétiques et une volonté d'occuper l'espace avec des nappes massives. Le maxi débute par l'étrange Zoo Keeper dans lequel les sons gadgets côtoient une animalerie mutante, sur fond d'ambiance à la fois tendue et ludique. Le bricolage est de mise, avec des scratchs qui bousculent l'imposante basse, des cliquetis de toutes parts, avant une envolée happy techno finale d'assez mauvais goût. Passée cette entrée en matière, DZA revient à des choses plus sobres, des titres courts aux relents funky numériques qu'il maîtrise mieux. Ses titres sont aérés, aériens, emplis d'une mousse légère qui subit les affres de rythmiques besogneuses. Chaque mesure foisonne de bleeps entremêlés, le ramenant sur Super Fly à un esprit que nous lui connaissons mieux. L'enchevêtrement est toujours minutieux, la cascade sonore se déversant dans un équilibre habilement maintenu.

Mais sur Limbo, le croisement de la basse vrombissante avec les claviers futuriste des années 1980 donne un mélange pas complètement savoureux. Cette impression de rave hollandaise du début des années 1990 se confirme avec le klaxon insupportable de Sea Monstr qui, passé les deux tiers du morceaux, débouche sur un passage nettement plus audible. Le Russe tente d'évoluer mais ne semble pas trop savoir où aller et se perd parfois dans des univers peu fréquentables.

Les six titres du EP sont complétés par deux remixs. Zoo Keeper est revu par l'Américain Salva qui en donne une lecture vitaminée et plus épurée, mais tout aussi datée. Quant à l'Italien Digi G'Alessio, il ne se débarrasse pas du kaxon dans sa version de Sea Monstr, il insiste même dans le genre agaçant et pompier qui rend difficile l'écoute de ce titre jusqu'au bout. Pourtant, là encore, une deuxième partie plus intéressante se fait jour à l'issue des trois premières minutes.

 

Un de chute pour DZA. Le Russe ne semble toutefois pas manquer de ressources et il est possible de le voir rebondir dans une autre direction la prochaine fois. Espérons qu'elle soit plus satisfaisante que cette fois-ci. 

 

http://www.error-broadcast.com/img/releases/600_ebc014_front.jpg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires