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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 22:10

Sortie : 31 mai 2010

Label : Error Broadcast

Genre : Rap instrumental électronique

Note : 7 

 

On vous avait parlé récemment d'Error Broadcast à l'occasion de la sortie du maxi de Kenlo Craqnuques (chroniqué ici). Le netlabel refait parler de lui avec le deuxième volet de ses « tape » (téléchargeable ici) dont il laisse cette fois-ci le contrôle à DZA. Le producteur russe, qui vient de passer par la Red Bull Music Academy de Londres en début d'année, nous présente son style plutôt abstract hip-hop mais qui va plus loin, bien plus loin, grâce à un incontestable talent de beatmaker.

 

Encore un producteur qui subit l'influence de Flying Lotus (écoutez sur notre radio le titre Dabl Trabl). Avec ses 16 titres, généralement de courtes durées, DZA mélange beat rap instrumentaux vrillés avec de nombreuses sonorités électroniques. Il peut ainsi bousiller un sample reggae sur Cold As Hell, offrir une ambiance plus industrielle le temps de Homeparty, faire un détour par l'Inde (Uproar In Heaven) ou partir dans un remix épileptique de Jean-Michel Jarre (Out Of Time). Multiplication d'ambiances oui, mais avec en fil rouge ces rythmiques indolentes qui font secouer les têtes lourdement. Sur DZA's Theme et son air de soul, le Russe fait en même temps un clin d'oeil à la fois à RZA pour le style puis à Madlib en bousculant son instru. Ce garçon est très fort.

Chaque titre apporte une nouvelle touche à son édifice d'une grande richesse. Samples malmenés, beats entraînants, tout est bien disposé pour offrir un joyeux bordel qui tient debout par on ne sait quel miracle. Le tout est porté par un bon gros grain des familles et sent le travail minutieux à plein nez. Des bleeps, des clics dans tous les coins, on se laisse bercer sur Shifty, puis on se réveille avec le plus énergique Flogram. DZA nous captive et nous montre jusqu'où il peut mener ses expérimentations. Loin des références déjà citées, il construit son propre futur où les sonorités se mélangent revendiquant un nouvel ordre musical. Et pour marcher sur les majors et leurs sonorités aseptisées, il propose un hymne guerrier baptisé Eskimo.

 

Five-Finger Discount n'est pas un album au rabais. DZA place la barre très haut dès sa première sortie, à suivre dès maintenant !

 

http://www.error-broadcast.com/img/dza.gif

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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