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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:09

Sortie : avril 2010

Label : Amb Bit If Go Recordings

 

Moitié de Soundhacker en compagnie de Ben Ramsay, Andy Nolphin s'adonne régulièrement à peaufiner son projet solo en tant que dooQ. D'avisés aficionados du toujours très bon label Boltfish l'auront déjà remarqué sur The Tandem Series. C'est sur le jeune label britannique Amb Bit If Go Recordings qu'il publie son dernier opus : Fingertip Springs.

 

Il y a déjà quelques semaines, mon collègue éclairé Tahiti Raph avait publié une chronique sur ce même album (ici). Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas l'effacer comme le vulgaire fourbe que je suis.  Quelle infamie ce ne fût pas lorsque je découvris ces propos nonchalants à l'égard d'un album qui vaut bien plus qu'un simple encouragement.

Sans être révolutionnaire, cet album bouillonnant d'idées est sans nul doute une des excellentes surprises de cette année. L'insertion d'instruments conventionnels dans son IDM est la spécialité de dooQ. Avec une préférence pour les cordes, plus particulièrement les harpes (sur les excellents Around The Giant Seeds et That These Are Never), il multiplie les collages électro-acoustiques en peignant des micro-univers fourmillants et intrigants. Fausses pistes rythmiques, sampling, glitch et clicky beats sont au menu de cette surprenante marmite. Malgré l'usage des boîtes à rythme, dooQ fait sans doute partie de ces compositeurs électroniques qui se sont formés à l'école du jazz. Empruntant parfois des cordes et des percussions plus exotiques (Ekaarian ou Whimmydiddle), il ne sombre jamais dans une veine world bien trop convenue. Des portes grinçantes ouvrent des perspectives sur des intrigues captivantes et oniriques. Si l'alchimie du laptop et des instruments conventionnels avait un nom, dooQ pourrait aisément prétendre au titre. Synthés et clavinets sont également bien évidemment au rendez-vous pour rendre l'ensemble toujours un peu plus planant et aéré. J'ai pas dit psyché ou aérien, planant et aéré sont bien les mots justes. La simple écoute de petites bombes telles que Januar, The Mumblings Of Schmibbleboop, Dip and Soak ou Syfon ne pourront que confirmer mon humble propos. Certains titres jouissent d'introductions plus ambient toujours inspirées (Prowler, At The End Of The Beanstalk).

 

Avec ses 14 bidouillages variés et tous très réussis, dooQ parvient à rendre une copie proche de l'exceptionnel. Entre IDM, electronica, ambient et parfois même accentué de pointes hip-hop, Fingertip Springs est autant recommandé aux inconditionnels du genre qu'à ceux qui voudraient placer la pointe d'un pied vers les musiques électroniques intelligentes et expérimentales. Jamais lassant, cet opus se révèle toujours un peu plus même après un nombre imposant d'écoutes. Disponible depuis un petit moment dans sa version physique, Fingertip Springs existe désormais au format digital, chopable sur les plate-formes habituelles. Ne passez pas à côté de cette divine surprise qui pourrait bien avec le temps, devenir un must-have.

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par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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