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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:19
Sortie : octobre 2009
Label : Thirsty Ear recordings


DJ Spooky a vu grand. Peut-être un peu trop. Après avoir été assez productif de 1996 à 2005, le New-yorkais s'était fait plus discret... et on avait pas vraiment constaté son absence. Il nous revient avec un album qu'il veut être un manifeste sur notre société. Peut-être un peu ambitieux pour un artiste qui sans être mauvais, n'a jamais non plus atteint les sommets. Alors quand il décide de disserter économie en citant Keynes, de reprendre Led Zeppelin ou Radiohead, d'inviter musiciens et MC de tous horizons pour des titres de styles très variés, il voit en effet un peu trop haut. Car The Secret Song, malgré quelques passages réussis, n'a rien d'un album révolutionnaire.

Après un début rap avec The Coup (5 Million Way To Kill A CEO) puis abstract hip hop plutôt réussi (Multiphonic), "That Subliminal Kid" se lance dans deux reprises périlleuses : Dazed And Confuzed de Led Zep' et Myxomatosis de la bande de Thom Yorke. Le résultat, vaguement dub, est surtout plus que douteux, ne rendant pas vraiment hommage à ces deux titres. Il est vraiment meilleur quand il produit un rap jazzy (Where I'm At avec Zimbabwe Legit et Mike G des Jungle Brothers) ou un titre totalement jazz (Heliocentric, sans lien semble-t-il avec le groupe electro-jazz anglais du même nom).
L'attention ne cessera donc de fluctuer au fil du disque selon l'intérêt des morceaux. La très grande variété des influences, qui aurait pu être un atout, désoriente en fait complètement l'auditeur. La pseudo world insipide de
Azadi (The New Complexity) avec la voix du chanteur iranien Sussan Deyhim rappelle ainsi les pires heures des compilations Buddha bar. Certains passages prétendraient même s'apparenter à de la musique classique (le pompeux L'autre). Après un incongru solo de batterie de trois minutes, le DJ repart dans des explorations jazz avant de revenir à un rap puissant avec Mike Ladd au micro et Thurston Moore de Sonic Youth en appui (Known Unknowns). Et de finir dans une veine plus électro !

DJ Spooky offre donc à boire et à manger en quantité (20 titres), mais sa cuisine n'est pas toujours des plus digeste et ses cocktails contiennent des ingrédients dont le mélange n'est pas du meilleur goût. Libre à vous d'en picorer quelques pistes...


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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