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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:30

Sortie : mai 2011

Label : Tympanik Audio

Genre : Patchwork électronique

Note : 7/10

 

Displacer a fait ses armes sur le label français M-Tronic. Il a ensuite trouvé en la maison de Chicago Tympanik un accueil durable, ouvert et confortable, lui permettant de laisser libre court à ses (nombreuses) pérégrinations électroniques. Tant et tellement que lorsqu'on demande aux fans du label de citer des chouchous potentiels, le nom de Michael Morton revient souvent. Pour Night Gallery, il s'est adjoint les services d'un hôte de choix pour effectuer le mastering : Mike Wells du regretté mais immortel duo Gridlock. Acclamé à sa sortie par des gens aussi recommandables qu'Access To Arasaka, cet album avait dès le départ toutes les chances de retenir notre attention.

 

Bizarrement, je n'ai jamais été un grand fan des travaux de Displacer, même pendant sa période chez M-Tronic. J'ai toujours retenu quelques titres à forts potentiels, et suis resté un peu sceptique face à la plupart du reste. Si Night Gallery fait étal de grands efforts de production (le mastering bute, forcément), le résultat est plutôt difficile à suivre. Prise entre les feux de ses aspirations hip-hop inspirées et des respectueuses gloires passées de l'EBM, l'oeuvre de Displacer est quelque peu anarchique. Si on ajoute à cela la présence de jolis interludes dont l'apport définitif à l'ensemble est discutable, que peut-on retenir de vraiment remarquable dans cet album ? Tout d'abord, le Morton a l'air d'être un passionné de synthés et de bécanes. Jusque là rien d'exceptionnel, mais contrairement à beaucoup d'autres, il sait les utiliser et en tirer le meilleur de la sève. Il a le don de trouver une texture de nappes tellement profonde qu'elle en devient littéralement enveloppante. On peut même dire que les atmosphères qu'il retranscrit ont quelque chose de nébuleux, d'opaque et de surnaturel. On se dit alors que son Night Gallery est probablement un recueil de rêves, pour certains furtifs, et qu'ils doivent être envisagés individuellement. Et là l'intérêt des titres courts ou des interludes, prend déjà beaucoup plus de sens (Wave, In Limbo, Foggy Memory). Et quand les ambiances mystérieuses et inquisitrices s'allient à des drums dont les racines hip-hop sont incontestables (Phantom Limb, Invisible) on peut crier à la pleine réussite. De même pour le bien nommé Radioactive et sa D&B sombre mais céleste, ou pour les plus ambient et plus descriptifs Orchid ou Ice Cold (Lights Out Asia sous LSD) en fermeture. En pensant approcher d'un semblant de vérité avec la théorie des propres chimères nocturnes de l'artiste, on peut se demander où son inconscient l'a mené pour pondre l'anémique et trop rétro Falling. Les nombreuses tentatives de réécoutes n'y changeront rien, ce titre laisse tout bonnement dubitatif. Dommage.

 

Malgré son caractère assez "facile à écouter", cet album, de par certaines aspérités volontaires ou non, conserve sa part de mystère. Il est en tous cas à mon humble avis le meilleur disque sorti à ce jour par Displacer. Ce dernier demeure libre. Libre de partir dans tous les sens et d'en laisser quelques uns sur le bord de la route. Les anarchistes ont malgré tout quelque chose de passionnant, alors...

 

http://igloomag.com/wp/wp-content/uploads/2011/06/displacer_night_gallery.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

shift. 21/07/2011 13:52


ça a l'air bien nébuleux en effet.
L'horrible pochette parle d'elle même.
Je suis en train de découvrir Memories in Widescreen de 36, un bijou.