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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 13:40

Sortie : 14 février 2011

Label : Dirty

Genre : House, disco, pop

Note : 7/10

 

Eternel défricheur de sons, Cédric Marszewski, mieux connu sous le nom de Pilooski, nourrit nos oreilles depuis 10 ans en furetant la pépite space-disco ultime. Pendant ce temps, le producteur Benjamin Morando, mieux connu sous le nom de Pentile, délivre la bonne parole par le biais du DIRTY Sound System et sa nu-disco au fort potentiel érotique. Nos deux acolytes ne sont donc pas des manchots, mieux, ils savent pertinemment comment satisfaire intelligemment les auditeurs. En s’associant au sein du duo Discodeine, les espérances sont grandes.

 

Cet album était hautement attendu et fichtre, le duo ne s’est pas foutu de notre gueule. Discodeine est une excellente galette ! Le mariage entre disco, house et pop est consommée en supprimant avec aisance l’hommage plombant et la régression festive. Discodeine évite tous les écueils, ne se fourvoie jamais dans l’étalage de connaissance, dans la complaisance ostentatoire. Ici, tout est prétexte à une bacchanale vrillée où l’exploitation des gimmicks de la musique de club n’est qu’un appât.

Rien que dans le choix des invités, on saisit l’ampleur du travail de fond. L’excellent Matias Aguayo vient chuchoter sur la disco-house perturbée de Singular, l’indé Baxter Dury chantonne sur la pop désabusée de D-A pendant que Jarvis Cocker s’époumone sur la disco-pop sémillante de Synchronize. Mais là où tant de groupes se contentent de featurings purement publicitaire, Discodeine fabrique judicieusement ses morceaux pour laisser transparaître l’âme de l’invité. Il ne s’agit plus de magie mais d’alchimie. La prise de pouvoir sur nos pensées est immédiate tant le mensonge semble s’effacer.

Discodeine excelle davantage dans l’oxymore. Le duo possède un don pour mêler les ambiances afin d’aboutir à une lecture subversive de ses morceaux. L’atmosphère lourde d’Antiphonie fait lentement place à une house luminescente et, dans un élan insoupçonné, les deux univers arrivent à cohabiter. Sur quel pied danser ? Discodeine est joueur, répand son obscure clarté sur l’ossature de l’album. Alors quand le duo retrouve ses amours space disco, Homo-Compatible, c’est pour mieux nous berner.

Décidément Pilooski et Pentile sont des gens de bonne compagnie. Même si certains morceaux semblent un peu plus anecdotiques, aucun n’a réellement à rougir. L’ensemble finit par former un monstre hybride aux basses contagieuses. Il faut attendre la fin et les 10 minutes de préliminaires infinies de Figures In A Soundscape pour enfin tenter une redescente tout en volutes.

 

Discodéine invente l’hédonisme salace et sa musique devient tout un programme. Avec une classe sans égal et un sens inné pour installer une ambiance déviante, le duo signe un album impeccable.

 

http://www.junodownload.com/plus/wp-content/uploads/2010/12/discodeine-album-art.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Coco 02/03/2011 11:17


Bah... dans l'air du temps... ça fait un an que leur album est bouclé... ce qu'ils préparent en juin à Vilette Sonique sera très différent ;-)


Dave 26/02/2011 16:01


Bof. Il y a à peu près 12000 trucs mieux dans le genre en ce moment. Mais évidemment, il y a Jarvis Cocker, tout ça, du coup soudainement les hipsters se mettent à écouter du disco.
Vu le temps qu'ils ont mis à pondre l'album, on était en droit d'attendre quelque chose de moins banal, non ?


Chroniques électroniques 26/02/2011 17:11



Ah mais mettons nous d'accord. L'album est très agréable mais il est uniquement dans l'air du temps. Il ne passera pas l'année. Mieux, à l'heure de réévaluer ce disque, d'ici 2 ou 3 mois, je le
trouverai sans doute moins intéressant.


C'est juste que parfois, un peu de légèreté, de musique "facile", ne fait pas de mal. Et un peu de mauvaise foi non plus.


 


B2B



Johan 17/02/2011 05:24


Hiiiiii, pas de petit mot sur Grace ? C'est de ça que tu parles pour anecdotique ?


Chroniques électroniques 17/02/2011 09:33



Grace, Relapse et Invert sont pour le moins inutile sur cet album. Des morceaux bien trop "facile".


 


B2B