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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 16:13

Sortie : juillet 2010

Label : DMZ

 

Derrière Digital Mystikz, se cachent Mala et Coki. Co-fondateurs du label DMZ, qu’ils gèrent avec Loefah, le légendaire duo s’est implanté comme pionniers et fervents représentants de la scène dubstep londonienne, et ce depuis les balbutiements du genre. Les soirées DMZ notamment, attestent très vite de leur crédibilité. A deux, Mark Lawrence et Dean Harris sortent une quantité de maxis depuis 2004, sur DMZ comme sur Soul Jazz ou Tectonic. Return II Space est leur premier album, enfin plutôt celui de Mala, car lui seul se dissimule derrière la production.

 

Attaché à ne pas en démordre au syndrome maxi, intrinsèque au dubstep, Mala réalise Return II Space en six pistes, divisées en trois vinyles inédits. Si l’on peut rapprocher Digital Mystikz de producteurs comme Benga ou Skream, il est infiniment agréable de voir que Mala lui, ne s’est pas vendu, et que la qualité de ses releases perdure. Return II Space apparaît comme un disque de très bonne facture, et qui démontre une solide filiation avec des productions qui sortaient il y a 4 ou 5 ans. Avant la débauche, en gros. On retrouve cette façon de concentrer assez peu d’éléments, comme pour accentuer l’essentiel : la sub-bass, un beat puissant et une mélodie souvent fractionnée et entêtante. L’aspect répétitif et hypnotique s’avère capital, et parfaitement maîtrisé. Pour ce qui est de l’effet enivrant que provoque la répétition, lorsqu’elle est subtile, Return II Space n’a rien à envier à des productions de techno ou de house. Tandis que le claquement indolent des beats frappe juste et fait hocher du crâne, les synt-tones, les delays et autres échos dressent un décor incroyablement vaste, et plus je me dis que cet album défonce. Le rendu en live doit être cataclysmique.

Unexpected a des air faussement naïfs, Pop Pop Epic, au contraire, sonne comme une marche belliqueuse, répétant inlassablement "souljah". Avec son évolution oppressante et sa fin jouissive, le monstrueux Mountain Dread March risque d’en heurter plus d’un, malgré un certain hermétisme. Enfin la dernière séquence de deux cumule calme planant et stress sur-vrillé avec le très beau Livin’ Different et le Return II Space de clôture. Seul Eyez m’aura paru un brin agaçant.

 

Si l’intégrité avait un sens en musique électronique – et elle en a forcément un - Mala ferait figure de sage incorruptible. Le son estampillé Digital Mystikz a toujours eu un grain unique en son genre, et de réelles influences jamaïcaines, auquel Return II Space fait honneur. Le format court (à peine plus de 30 minutes) est même profitable, à la vue de la densité des morceaux. Alors de grâce, fuyez Magnetic Man et jetez vous là-dessus.

 

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par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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