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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:27

Sortie : septembre 2010

Label : Alpha Pup

Genre : Rap instrumental

Note : 6

 

Né à Watts dans la banlieue de Los Angeles, Dibiase a passé une partie de sa jeunesse les oreilles sous perfusion du rap local et dans les mains la manette d'une console de jeu vidéo. Après s'être mis à construire ses propres beats en 1995, il s'insère dans la scène musicale de la ville, notamment avec le Project Blowed, scène "micro ouvert" de South Central. Au début des années 2000, il travaille avec Aspect 1 puis décide de se lancer seul dans la production et commence vers 2007 à fréquenter la bande de Flying Lotus et Gaslamp Killer. Auteur d'un remix sur le récent maxi de Comfort Fit (chroniqué ici), l'Américain sort un premier album qui mélange influences G-funk, abus de Nintendo avec une avalanche de sons 8-bit et l'esprit électro qui déferle actuellement de LA.

 

En 15 titres instrumentaux qui dépassent rarement les trois minutes, Dibiase cherche en effet à résumer son histoire. Les rythmiques, une part de l'esprit général, l'utilisation des machines vient du rap. Même s'il n'y a pas grand chose de la Côte Ouest dans cet héritage, le vécu de Los Angeles rejaillit dans la culture qui a permis de forger ces morceaux. Les caisses claires claquent, les têtes impriment rapidement le tempo et le sens du bricolage, rappelant Madlib notamment, est inspiré des méthodes des beatmakers. Comme ses collègues défenseur d'un rap instrumental converti à l'électronique, le producteur ne se contente pas de quelques samples pour bâtir son univers. Il crée son truc à lui avec des sonorités piochées dans ses jeux vidéos préférés auxquelles il accole des rythmiques syncopées. Ajoutez à ces sons 8-bit du passé un glitch maîtrisé, quelques bouts de voix balancés à droite à gauche et vous savez à quoi ressemble ce Machines Hate Me.

Plutôt que de nous replonger dans le passé, ce disque nous projette comme les artistes du label Brainfeeder (dirigé par Flying Lotus) dans le futur. En se débarrassant des structures classiques, ses mélodies nous envoient dans un avenir où les technologies d'hier serviront à construire de nouvelles machines encore plus performantes. Comme si Zelda n'avait pas une image has been. Son monde de demain est mystérieux, parfois sombre, toujours riche et scintillant. Les samples maltraités racontent autant d'histoires qu'il en faut pour maintenir l'attention pendant les presque 40 minutes que dure l'album.

 

Dibiase prend la voie des très bons producteurs qu'il cotoie dans la Cité des anges. Peut-être que les machines le haîssent, mais nous aimons ce qu'il en fait sortir !

 

http://djbackshet2.free.fr/machineshateme-1000.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

YyrkoOn 21/08/2010 22:19


Ta chronique me téléporte entre Hudson Mohawke et eDIT, j'espere que c'est plus proche de "Certified Air Materials" que de la derniere bouse des Glitch Mobs (drinkin the see, vous avez bien fait de
le zapper, comment on peut avoir autant de talent et pondre ca, on dirait l'équipe de france de foot).


Chroniques électroniques 22/08/2010 13:06



Je te rassure, c'est plus proche d'eDit que de Hudson Mohawke. Tu pourras en avoir un aperçu dès que nos lecteur sera moins capricieux...


Raph