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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 12:31

Sortie : 25 novembre 2010

Label : Modern Love

Genre : Electronica pour invoquer les esprits

Note : 7/10

 

Faut-il avoir peur de l’angoisse ? Le mysticisme entourant la musique de Demdike Stare possède ce pouvoir permettant d’invoquer les esprits. L’écoute de Voices Of Dust vous place face à vos propres démons, l’anxiété est palpable. Ce n’est d’ailleurs pas anodin d’avoir choisi un tel nom. Demdike étant une célèbre sorcière anglaise du XVIe siècle, connue à travers le procès des sorcières de Pendle.

Mais Demdike Stare, c’est aujourd’hui un duo anglais réunissant Miles Whittaker (de Pendle Coven) et Sean Canty. En 2009, ils avaient déjà frappé fort avec Symbiosis, album noir se faisant télescoper dark-ambient, dub-techno, drone et musique expérimentale. Après une poignée de maxis, sort enfin Voices Of Dust (sur l’excellent label dub-techno Modern Love).

 

Véritable ovni sonore, parcours labyrinthique vous égarant dans les méandres de l’âme humaine, Voices Of Dust est un album mystique qui semble vouloir vous révéler à vous-même. Le trip est immersif et il est impossible de faire marche arrière. Pourtant, le parti pris résolument expérimental ne se laisse pas facilement appréhender. Toute écoute passive relève ici de l’hérésie. La musique de Demdike Stare s’écoute fort, très fort, et dans le noir. N’attendez pas la lumière, elle n’arrivera jamais. L’angoisse est présente mais résolument impalpable. Comme avec Symbiosis, le dark-ambient est ici le fil directeur de cette quête initiatique mais cette fois-ci la dub-techno s’efface et Demdike Stare y ajoute cette part de musique ethnique étrange et nauséeuse.

Prétendre que la musique de Demdike Stare est droguée est un euphémisme. Le titre Hashshashin Chant illustre à lui tout seul cette parabole enfumée. La répétitivité des chants s’accompagnant des percussions lancinantes permet d’atteindre la transe. Viento de Levante vous transporte en pleine cérémonie religieuse, les incantations se font malsaines avant le sacrifice final. Desert Ascetic vous lâche en pleine jungle birmane et vous voilà tel un Bougainville contemporain, en plein trip hostile.

Quand Demdike Stare lorgne ouvertement du côté du drone, on est kidnappé. Les 11 minutes de Repository Of Light sont une brillante réussite, 11 minutes de grésillements hasardeux s’illuminant lentement. On s’imagine dans un couloir sans fin, éclairé par des néons hésitants. On ne veut pas se retourner par peur de l’inconnu.

 

Telle une bande son d’un film d’angoisse, Voices Of Dust vous prend par la gorge pour ne plus vous lâcher. L’expérience est autant puissante qu’elle apparaît salutaire. Les expérimentations de Demdike Stare hanteront longuement vos nuits.

 

http://s3.amazonaws.com/modernlove_site/covers/367/love066_dist_preview_medium.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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