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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 13:51
Sortie : 22 octobre 2009
Label : Hymen Records

L'Américain Jeff Dodson forme le duo Defragmentation avec son comparse Matt Flego. Lorsqu'il est séparé de son alter ego, il prend le nom de Defrag. Les goûts de ce monsieur vont du glitch au heavy metal, en passant par l'indus et le dark-ambient.
C'est sur le pointu Hymen Records que paraît son premier réel effort en solo. L'artwork donne plus qu'envie d'y plonger en apnée. On va bien voir...

Disons le tout de suite. Lament Element est un des dix meilleurs disque de l'année pour qui aime les fusions IDM et industrielles.
Il y a même des effluves dubstep et dark-ambient bienvenues qui s'égrainent sur ce magistral album.
Selon nos informations, cet opus aurait été inspiré par les écrits du plus brillant auteur américain spécialisé dans l'épouvante, Howard Phillips Lovercraft.
Le résultat est plus que réussi car ce disque est réellement terrifiant.
Orfèvre des modulators, génie de la boite à rythme, esthète de l'orchestration, Defrag livre ici un véritable diamant noir. On se délecte des rencontres entre les rythmiques syncopées et les larsens de violons ou de violoncelles qui ajoutent une originalité certaine et accentuent le "concept de lamentation". Horreur virtuelle et réalité se croisent et se confondent avec une délicieuse ambiguïté.
On a parfois le sentiment d'être enfermé dans le tambour d'une machine à laver lancée à une vitesse anormale. Bizarrement, on a pas vraiment envie d'en sortir.
Des ronflements de guitares saturées renforcent le côté apocalyptique souhaité, tous comme les samples de vieux films d'horreur où les voix sont gentiment trafiquées. Tout cela maintient l'auditeur dans une attentive captivité. Les mécanismes de déconstruction et l'affinage des textures ont quant à eux quelque chose de génialement bouleversant.
Lament Element est un album qui donne envie de détruire quelque chose de beau pour mieux le sublimer en retour. Le magnifique et l'horrible se jaugent et se côtoient avant de s'unir, ce disque résulte de ce mariage inquiétant mais génial.
L'écoute de Till It Tisappeared, Long Horrible Shadows, Tommy, Color My Dreams ou du diptyque Infinitely Old/Horrible devrait vous convaincre de vous procurer cet objet par tous les moyens.

Parce que trop de superlatifs tuent l'effet souhaité, je vais m'en aller souiller des plages d'une marée bien noire et vous souhaiter bon cauchemar. Defrag et Hymen Records réalisent ici bien plus qu'un tour de force, un chef d'oeuvre absolu.

                                
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Frizeul 10/11/2009 17:55


J'adhère totalement, plus de bourrin, moins de pouet pouet.