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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:21

Sortie : 24 Avril 2012

Label : Epic

Genre : Hip-hop hardcore

Note : 7/10

 

Le premier album de Death Grips, Ex-Military (chroniquée ici), m’avait mis dans le doute. S’agissait-il d’une imposture ? Autant de violence dans un album de rap me semblait trop calculée pour être sincère. Et puis d’ailleurs, à qui s’adresse le groupe si ce n’est à un parterre de blancs petits-bourgeois pour qui la révolution ne se dessine qu’au travers de concerts faussement subversifs de SebastiAn. Et finalement, pour la sortie de The Money Store, et suite à quelques récents lives pour le moins concluants (dont celui du récent Coachella) et des clips toujours aussi radicaux (récents exemples ici et ici), j’ai pris sur moi et décider d’appréhender le hip-hop du groupe au deuxième degré, tout en gardant en moi un puissant côté adolescent, prompt à pogoter comme un abruti, dans une optique uniquement exutoire.

Death Grips redéfinit les frontières du hip-hop. Le combo de Los Angeles a décidé de foutre des coups de pelles dans la gueule de tous les groupes, les poussant dans la tombe, afin de les enterrer vivant. Le duo nous ressert donc la même recette que sur son précédent opus mais il a appris à moins se fractionner, gagnant en cohérence ce qu’il perd en légitimité. Le batteur Zach Hill et MC Ride sont toujours aux commandes et le rouleau compresseur dévaste tout sur son passage.

Dès le micro sample de Get Got, martelant violemment votre cerveau, vous êtes en guerre. Cette  violence est inouïe mais en même temps jouissive. L’impression de se faire scier les gencives sur The Fever, tout en subissant outrageusement les postillons de MC Ride, ne sont qu’un prémices à la bataille. The Money Store étale son énergie punk le long de 13 titres rugueux et corrosif. De la bombe à fragmentation, avant un final découpé à la hache, de System Blower, aux sirènes annihilantes de The Cage, tout est fait pour que vous soyez dans l’obligation de supprimer tout recul. Vous ne pouvez plus réfléchir, vous vous contentez d’encaisser les coups. Et quand Fuck That prend la direction de Cannibal Holocaust avec sa rythmique tribale, vous êtes définitivement perdu. Il faut alors attendre la délivrance sur un Hacker à l’électro stupide et provocante.

Maintenant, soyons sérieux un instant. The Money Store n’est rien moins qu’un exutoire primaire, si ce n’est débile. Pour l’apprécier pleinement, il est nécessaire de savoir débrancher son cerveau. Ce vivier à émeutes n’est qu’un subterfuge destiné à ébranler la classe moyenne. Il faut donc prendre l’album comme il se doit : un succédané à une révolte qui ne viendra jamais. Mais pourtant, si tant est que l’on veuille bien adhérer au principe, le résultat demeure imparable d’efficacité et de brutalité.

 

http://new.assets.thequietus.com/images/articles/8366/Death_Grips_1332844031_crop_550x550.JPG

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Guillaum 20/05/2012 23:25

A ecouter avec les paroles http://thirdworlds.net/lyrics.php
cet album est bien plus qu'un simple exutoire violent et ravageur.

MuMuZic 10/05/2012 14:31

Très sympa... bonne continuation ;)