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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 17:20

Sortie : juin 2010

Label : Suonofantasma

Genre : IDM, Ambient 

Note : 7/10

 

L'Italien Dragoide exerce dans la musique électronique depuis 2004. Il publie quatre albums d’IDM sur le netlabel Suonofanstasma, plus ou moins aboutis mais très prometteurs. Tous sont d’ailleurs disponibles sans frais sur son site. Espérons que le dernier en date, Prisma, révélera ce transalpin à un plus grand nombre.

 

Dragoide a abandonné l’usage de synthétiseurs vintages pour approfondir l’aspect soyeux et délicatement glitché de sa musique. Prisma s’apparente à une parfaite combinaison d’ambient et d’IDM romantique. Des nappes laineuses ondulent en permanence, et subissent des froissements électroniques qui heurtent subtilement le lustre de l’ensemble. Les beats se rapprochent à plusieurs reprises de l’abstract hip-hop, rappelant Sotu The Traveller et son premier album Left (chroniqué ici), mais la profonde mélancolie évoque plutôt Pleq. Le monde mental de Dragoide semble à la fois flou et tremblant, triste et très beau, ainsi qu'empli d’émotions vertigineuses. Le beat de Proximacentauri, et sa mélodie astrale, ont quelque chose de déchirant, et Laelaps, autre bijou du disque, déploie des basses aussi progressives que jubilatoires. Même s’il est loin de révolutionner le genre, Dragoide signe un objet distingué et émouvant, à la production d’ailleurs impeccable. Aucun titre n’est à jeter, et chacun délivre un petit quelque chose d’agréable, que ce soit une introduction faite de bruits extérieurs et de bribes de voix, ou un beat particulièrement rond et velouté. Prisma paraît avancer en se chargeant d’un désenchantement croissant. A l’introductif Into The Prisma répond plus loin Outside The Prisma, pièce autrement plus torturée, plus calme également. Quant au morceau de fermeture - le sublime Whiteseason -, il préfère oublier toute notion électronique pour ne laisser la place qu’à un piano bouleversant et enfantin.

 

Prisma représente bien plus qu’un album rêvé pour dimanche après-midi brumeux. Une sorte de montgolfière immatérielle, spleentétique et vagabonde. Ne vous embêter pas à chercher quoi que ce soit, comme les autres, ce dernier jet de Dragoide est téléchargeable gratuitement ici même. On se retrouve de l’autre côté.

 

                                 prisma_cover.jpg

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Cornell 10/12/2011 18:42

J'aime beaucoup.