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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 17:34

Sortie : avril 2010

Label : Priority Records

Genre : Rap

Note : 6

 

Pour fêter ses 20 ans d'existence, le groupe de la côte ouest sort un huitième album studio qui offre un résumé plutôt réussi de leur carrière. Issus de la culture des gangs de Los Angeles, les deux MC et le producteur ont d'abord tracé leur sillon dans un rap enfumé et inspiré, culminant avec Temples Of Boom, avant de prendre un virage rock en 2000 sur Skull And Bones. Depuis ce disque, le trio avait un peu levé le pied avec des albums moins percutants, un best-of et des projets solos plus ou moins réussis. A l'heure du bilan, signalé par de nombreux samples issus de leurs livraisons précédentes, Cypress appelle à la rébellion et retrouve une certaine verve sans renier ses origines.

 

Rise Up se veut tout d'abord un appel à chacun à se battre pour ses convictions. Comme toujours, le groupe s'adresse au peuple et notamment celui des ghettos pour qu'il se lève pour ce en quoi il croit. Pour faire passer le message, il s'appuie notamment, sur le morceau qui donne son titre au disque, sur la guitare de Tom Morello (Rage Against The Machine) afin d'ajouter une certaine puissance au texte. Les passages rock donnent des coups de fouets bienvenus et s'intègrent désormais au reste de l'album sans détonner, alors que leur présence était parfois un peu incongrue par le passé.

Thème phare des Américains, la marijuana. Le sujet est remis sur le tapis une nouvelle fois, notamment sur Pass The Dutch avec Evidence, produit par l'inusable The Alchemist. A noter aussi le très bon K.U.S.H. dans lequel B-Real, toujours bien plus en avant que son comparse Sen Dog, fait un big up à tous les fumeurs du rap ricain. Comme lorsqu'il aborde les gangs, Cypress choisit alors plutôt des instrumentaux rap qui, sans révolutionner leur univers, gagnent en variété. DJ Muggs a en effet laissé la place derrière les machines à d'autres pointures comme Pete RockMike Shinoda. Leur musique y gagne en couleur sans perdre en homogénéité. Les productions rap sont souvent les plus accrocheuses, notamment sur le It Ain't Nothin' d'ouverture ou sur Get It Anyway. ou

Afin d'être complet, Cypress ajoute la touche latino qui leur est chère. Le disque se conclut ainsi sur le très estival Armada Latina qui voit la participation de Pitbull et de Marc Anthony. Un peu de légèreté pour finir...

 

Le trio propose un album d'une rare densité, si l'on excepte le plus pop-R'n'B Carry Me Away, qui vient les relancer à un moment où ils auraient pu disparaître sans que personne ne s'en émeuve. Un Rise Up qui comme leurs précédents disques pourrait convaincre au delà du public rap sans frustrer celui-ci.

 

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Benjamin F 16/04/2010 17:28


On a globalement la même analyse même si au final il y a plus de continuité avec les précédents qu'on veut bien l'admettre :)


Adrien 16/04/2010 00:27


Aha! La nuit de la techno... Quelle grosse blague. Mais le set magistral de minilogue valait plus que le coup d'oeil, même dans des conditions pareilles.


Larm 15/04/2010 22:34


Yeah ! Un nouveau Cypress !!! J'vais l'aimer cette année 2010 tudiou ! Merci pour l'info ;)


Astro 14/04/2010 18:53


Ah cypress mon premier concert "officiel" à l'Élysée Montmartre y'a maintenant 15 ans en gros pour la sortie de leur numero IV... Que de souvenir... et que de chemins parcouru ! Heureusement que je
ne cherchais pas a comprendre les paroles ! Je n'écoute plus maintenant et je ne fais pas la gueule quand on me l'"impose"; nostalgie sans doute, nostalgie...
Je comptais aller au 104 mais la soirée de promotion epita (sacré line up quand même - au moins dusty kid et le duo au nom imprononçable avec lequel j'ai comparé l'album de dusty ; a raison,
manifestement:)) - a calmée mes ardeurs. Pour ceux que ça intéresse, ils devaient faire ca a la cite de la musique mais n'ont pas pu ; du coup ca c'est fait du cote du chalet de la porte jaune
(Vincennes - a chier) avec la secu du lieu cad de la secu partout : PARTOUT -> impossible de rien faire ou trop difficilement pour être pleinement appréciable en plus de quoi la sono, comment
dire... : j'ai jamais entendu une sono ausi merdique avec un tel line up (pour une soirée de gala d'une école cad) Je passe sur le délire "tenue correct exigée" et donc l'accoutrement tres... je ne
sais quoi de 90% de l'audience --> fallait les voir ces conasses avec leurs froufrous siroter leur verre de champagne cramoisi en faisant tout pour ne pas foutre en l'air leur maquillage
accompagné de leurs mignons aussi transparent qu'ils en ont l'air, le tout avec les gars qui mixe sur la sono de secour - cad la seule dispo et un éclairage de bar mitzva !

Franchement j'ai souffert !

+

Astro


Chroniques électroniques 14/04/2010 20:46



J'ai eu vent de cette "Nuit Techno" et de son ratage complet, il semblerait que Dusty Kid n'ai pu jouer que 30 petites secondes, que le public "Epita" était complètement anachronique, que la sono
était digne d'une fête de village et que la sécu était aussi fine qu'un convoi de CRS.


Dire que je voulais y aller, j'ai bien fait de botter en touche ce soir là.


 


B2B.