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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 12:34

Sortie : Février 2012

Label : Self-release

Genre : Downtempo, Electronica, Jazz, Glitch, Breakbeat, IDM

Note : 8/10

L'anglais John Hislop dit Culprate est un génie de la musique électronique. Le compositeur n'a aucunes limites. Après avoir composé Flatline, la dernière bombe Dubstep en date (chroniquée ici), fin 2011, Culprate s'expatrie dans l'IDM avec le chef d’œuvre Colours, réel indispensable non-chroniqué de l'année dernière. En plus d'une production très active et régulière, le jeune talentueux de 26 ans arpente tous les monts musicaux possibles, et nous livre une nouvelle bombe, un Lofi Ep aux croisements de tous les styles connexes au jazz et à l'électronica sortit en exclusivité sur son Bandcamp. Amon Tobin est son compositeur préféré, ce qui est palpable dans ses ambiances et son mélange des genres.

L'EP comporte 4 morceaux exceptionnels et parfaitement aboutis. Le premier se nomme The Rock, imprégné d'Abstract Hip-hop aux sonorités orientales récurrentes, comme toujours chez l'artiste. Le morceau vogue sur une rythmique aux courants circulaires et entraînants, qui ne prend pas l'histoire du Hip-hop pour une conne. Oh que non, ici tout est carré. Le tout accompagné d'une mélodie qui s’expérimente sur quasiment 6 minutes. En général le bonhomme n'hésite pas à faire tourner ses morceaux sur la durée, voyageant ainsi vers des chemins expérimentaux. Trêve de plaisanterie sérieuse, le deuxième morceau, Eating Cat, tourne vite au jazz expérimental. Les instruments sont en mode rewind et buggés. La troisième piste, Interludes, s'attache des services d'une guitare et des talents de l'IDM pour composer un morceau Downtempo insufflant par tous les orifices des bonnes ondes pour le karma. Pour une fois que la musique Chill-out ne tombe pas totalement dans le niais et le graveleux. C'est un véritable bonheur d'écouter les fragments musicaux éparpillés en stéréo à droite à gauche, conférant une véritable atmosphère vivante et mutante. Le dernier morceau, nommé Loosing, est construit sur des bases Breakbeat flirtant progressivement avec le Breakcore complétant ainsi l'EP réalisé d'un seul souffle. Culprate confectionne dans notre dos un genre d'Ambient maladif dont on aurait kidnappé les gosses, et qui aurait enfin réveillé la violence rythmique sommeillant en lui. On est transporté dans une autre dimension où tout est symbiose. Il n'y a pas de recettes miracles. Reason et Ableton Live sont exploités à merveille, retournés sens dessus dessous, apportant aux compositions des timbres aux effets pertinents, toujours bien utilisés et minutieux. Espérons que ce rite d'amour et de mort vous écarte des albums de Trip-hop manichéen et univoque. Culprate peut faire un truc barré sans être abstrait et nihiliste. C'est rare.

En laissant le Dubstep à la porte, Culprate signe un nouveau coup de maître. Bavons sur ces prochaines sorties. Quel étendard nous sortira-t-il la prochaine fois ? Malgré tout, sa pâte artistique commence à être reconnaissable quand l'homme ne fait pas de la musique de club.

 

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par Pneu Rouillé

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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