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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:28

Sortie : 10 octobre 2011

Label : InFiné

Genre : Electro-pop

Note : 7/10

 

Comment ça, un groupe d’électro-pop chez InFiné ?! J’avoue, quand j’ai reçu l’album j’ai éprouvé un léger doute. Et merde, voilà que le label lyonnais tombe lui aussi dans le panneau d’un genre trop souvent (disons à 90%) aseptisé. Mais voilà, The Edges Of The World de Composer s’avère être au final plutôt réussi et même malin dans son approche du genre.

 

Composer n’est pas vraiment un groupe au sens premier du nom. Nos deux protagonistes se sont en effet rencontrés lors d’un workshop organisé par InFiné. Eric Raynaud, la moitié électronique plus connu sous le pseudo de Fraction, et Guillaume Eluerd, la moitié folk officiant avec The Year Of The Dog, ont eu une semaine pour présenter un concert. L’alchimie a pris et depuis, ils se sont lancés dans le long format. Les deux gaziers n’en ont d’ailleurs rien à foutre du milieu électro-pop et ça s’entend. Il s’agit plutôt de deux mélomanes érudits qui ont décidé de sortir un disque sans se soucier des codes en vigueur dans le milieu.

Pourtant, l’album débute par un Check Chuck résolument classique et lorgnant de près avec Phoenix. Mais rapidement, le morceau prend de l’envergure et on sent pointer les intentions de Composer. Ce qui fascine de prime abord dans cet album c’est cette remise à zéro permanente. Aucun morceau ne ressemble au précédent, chacun tentant d’explorer de nouvelles pistes. L’idée se tient d’ailleurs sur la longueur même si l’album ne compte au final que 9 morceaux (dont un interlude inutile). Il n’empêche que l’on devine rapidement l’influence première du groupe, The Notwist, période Neon Golden. Seven Days avec sa construction électronique alambiquée ne peut que conforter cette idée. De même, la voix tout en velours de Guillaume Eluerd rappelle celle de Markus Acher, leader de The Notwist.

Ce qui marque aussi c’est ce refus d’une électro-pop béate. The Edges Of The World n’est pas un album joyeux, il est empli de la mélancolie désabusée de trentenaires fatalistes. A l’écoute de Rooftop, on devine que les lendemains seront gris. Le ton se durcit aussi sévèrement sur la cold-wave technoïde glaçante de Polar Bear, véritable bombe de l’album à l’efficacité frontale et rappelant les excellents Poni Hoax.

 

The Edges Of The World est une très bonne surprise. Alors que l’électro-pop se complait dans sa mièvrerie, Composer vient démontrer qu’on peut faire de l’électro-pop sans paraître pour des benêts naïfs et sans se pervertir. One shot ou non, Composer signe un bel album désabusé.

 

http://wadmag.com/uploaded/news/composertheedgeooftheworld/1.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

das lamm 11/10/2011 13:55


Voilà. Quelqu'un pourrait expliquer à apparat qu'un album electro-pop n'a pas besoin d'être plaintif et chiant à mourir.


Srv 11/10/2011 12:08


Merci de m'avoir fait découvrir The Notwist.


Chroniques électroniques 11/10/2011 12:14



De rien. Tu n'as pas fini d'écouter Neon Golden à mon avis.