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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:00

Sortie : 1 novembre 2010

Label : Smallville

Genre : Deep-house

Note : 8/10

 

La petite maison hambourgeoise de deep-house sort enfin un nouvel album après l’excellente compilation de l’an dernier (ici). Il aura donc fallu attendre novembre pour pouvoir se mettre sous la dent une nouvelle session de house sublimée estampillée Smallville Records (et possédant d’ailleurs un pied à terre à Paris, dans les sous-sols de Ground Zéro, magasin bien connu des indie-rockeurs). Et autant le dire, ça valait le coup d’attendre parce que cet Asper Clouds de Christopher Rau est remarquable.

 

Christopher Rau est un régional de l’étape vivotant du côté de St Pauli, Hamburg. Sa deep-house semble être la définition parfaite du "endless summer", cette idée qu’un été sans fin est plus un état d’esprit qu’une promesse non tenue. Tout semble fait pour nous maintenir dans un esprit cool, dénué de toute velléité offensive. L’écoute d’Asper Clouds plonge l’auditeur dans un état confortable, à l’abri d’un extérieur parasite. Il fait bon se prélasser, se laisser aller. On devine d’ailleurs les accointances de Christopher Rau avec le sud de la France sur le titre Ne Travaillez Jamais qui semble mettre en exergue l’art de la sieste. On se sent bien dans cette basse profonde qu’on voudrait infinie. Mais justement, il évite d’étirer inutilement ses morceaux pour mieux se concentrer sur cette ambiance intemporelle.

On sent clairement l’influence de Moodymann et Theo Parrish, tout comme celle de l’immense Terre Thaemlitz. La deep-house de A Line, finement soul, étale lentement ses nappes pour un résultat cotonneux. Il y a de la nonchalance chez Christopher, notamment dans l’aspect lancinant émanant de la plupart de ses tracks, comme s’il nous invitait à prendre notre temps, à regarder derrière pour mieux moduler le présent. On n’a plus qu’à fermer les yeux et à se laisser aller à une danse lascive dont l’unique optique semble être l’ignorance du lendemain. The Cool World résume parfaitement le monde d’Asper Clouds où le jazz se marrie à merveille à la house, le tout porté par quelques dialogues de films.

 

Asper Clouds est l’album de deep-house le plus "cool" de l’année, l’objet sonore le plus détendu qui soit, une invitation à la paresse et à la contemplation. Christopher Rau signe un album magnifique, se jouant des modes et du temps qui passe et dont l’épicurisme semble être la clé. Brillant !

 

http://static.boomkat.com/images/372210/333.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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