Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:47

Sortie : 27 février 2012

Label : Dial

Genre : Néo-classique, piano

Note : 8/10

 

Les habitués de Dial ne seront pas surpris d’apprendre que le nouvel LP de Christian Naujoks est tout sauf un album de deep-house d’esthètes. A l’image de son premier opus, Untitled, sorti en 2009, Christian Naujoks rejette d’un plat de la main toute démarche électronique pour uniquement se concentrer sur des compositions néo-classique. True Life/In Flames confirme l’importance de l’héritage classique pour le label Dial.

Le coup de l’album de piano par un habitué de la sphère électronique est autant casse-gueule que tape à l’œil. On pense immédiatement à un Maxence Cyrin ou un Francesco Tristano. Et même si ces derniers ne déméritent pas avec leurs albums tout en retenus, on ne peut s’empêcher de trouver cela un peu vain, si ce n’est pédant. On ne confronte pas deux styles antagonistes aussi facilement. Christian Naujoks prend le problème à revers, se focalisant quasi intégralement sur les compositions classiques plutôt que sur l’enrobage électronique. En cela, True Life/In Flames fait davantage figure d’album classique, au sens noble du terme. On retrouve donc notre homme au piano, instrument omnipotent de ces 9 structures vivantes. A côté, siège le marimba de Martin Krause, comme rehausseur d’éléments non palpables. Et pour parachever cette proposition, l’enregistrement a été effectué par Tobias Levin au Laiszhalle Philharmony de Hambourg.

Le résultat est d’une beauté cathartique. Bien entendu les références et les hommages s’avèrent être un passage obligé. Christian Naujoks se permet ainsi de poser sa voix le temps de deux titres, Moments I & II, mais uniquement dans le but de déclamer des vers du poète américain E.E. Cummings sur des pièces de John Cage. Mais la référence à Cage est loin d’être la plus intéressante de l’album. Naujoks lorgne aussi allègrement du côté de Steve Reich pour les compositions répétitives, mais en sachant contenir cette aspect pour que l’impact émotionnel prenne le dessus. Ainsi, la répétitivité n’est qu’un compagnon, légèrement en retrait, ne cherchant pas à prendre l’ascendant. Ce qui compte, avant tout, c’est la structure minimaliste des morceaux pour que l’auditeur puisse se focaliser sur le ressenti. Le rendu est fascinant de complexité intelligible. On est saisi par la tension progressive de On To The Next, par l’accaparation totale de l’espace sonore de True Life/In Flames. L’album s’installe alors comme une évidence dans vos songes, vous place dans un état de réception absolu. Les 45 minutes vous caressent les oreilles avec de la soie.

Christian Naujoks poursuit son brillant travail néo-classique avec ce True Life/In Flames d’une beauté évidente. L’Allemand ne se contente pas de rendre hommage à la musique minimaliste américaine, il s’en émancipe pour directement toucher la corde sensible de l’auditeur. Point d’état d’âme dépressif ici, plutôt une fragile mélancolie pop.

 

http://www.moduledistribution.com/wp-content/uploads/2012/01/COVER_Christian-Naujoks-2012-400x400.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Johann 29/03/2012 22:30

Sublime cet album !
Le marimba m'a rappelé le 'Uakti : Aguas da Amazonia' de Philip Glass, très bon également ...
Merci pour cette découverte !