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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 23:32

Sortie : mai 2010

Label : Ultimae

 

Johannes Hedberg et Daniel Segerstad se rencontrèrent à l'adolescence et ne se sont jamais quittés depuis 1996, date de création de leur projet Carbon Based Lifeforms. Dès 2002, ils se rapprochent du label lyonnais Ultimae. Ils y signeront trois albums et apparaîtront sur différentes glorieuses compilations du label. Ils ont également participé à des compilations strictement orientées trance et psy-chill sur des labels exotiques. Par la suite ils deviennent potes avec une autre pointure suédoise bien connue chez Ultimae : Magnus Birgersson de Solar Fields. Leur musique, difficilement étiquetable, tourne autour de l'acid ambient chère à Brian Eno, de la psy-trance et de l'électronica.

 

Les artistes fréquentant assidûment le label Ultimae ont la divine habitude de nous plonger dans des états flottants, entre conscience et coma chamanique. Cette délicieuse sensation est une fois de plus au rendez-vous. Interloper est un hymne aux synthétiseurs (avec visiblement un amour profond pour le TB-303) immergeant l'auditeur dans des plaines embrumées où pluies acides et spectres évanescents sont légions. L'auditeur possédant des canaux auditifs avertis ne peut que constater  l'approche live de cet album littéralement organique. Le terme soundscaping, souvent galvaudé car écrit pour tout et rien, revient ici à l'essence de sa signification.

L'immersion est hypnotique et captivante. Au loin, derrière les pâturages vert de gris que l'on devine, s'élèvent des voix célestes subtilement susurrées. Après quelques recherches, on découvre que c'est la chanteuse Karine My Andersson qui prête ici son joli timbre. L'apparition de cordes liquides et artificielles contribuent à rendre certains titres encore un peu plus profonds. Le travail de contraste et de collaborations entre les nappes de synthés et les basslines est assez bluffant. 

Je dois avouer que certains travaux précédents du duo ne m'avaient pas touché. Il y a comme un bouleversement impalpable dans Interloper, tout en conservant les caractéristiques qui ont fait le succès du duo. Right Where It Ends, Euphotic, M ou Init sont autant de joyaux comme seule l'école scandinave sait en produire.

 

Interloper est un disque vibrant comparable à une fresque. Le fait qu'il soit mixé d'un bloc contribue à ne pas vouloir sortir la tête de ces eaux ondulées et bienfaisantes. Pour faire d'une pierre trois coups, Ultimae a la bonne idée de sortir un package contenant Interloper et ses deux frères aînés. De bon augure avant de se noyer dans le Live at Glastonbury de H.U.V.A Network.

http://www.ultimae.com/img/newsletter/CBL-Interloper-artwork-newsletter.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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