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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 18:50
Sortie : 23 février 2010
Label : Tympanik Audio

On ne sait pratiquement rien du mystérieux Candle Nine, si ce n'est qu'il est originaire du Michigan, qu'il a une bonne tête de métalleux romantique, qu'il cite Jean-Paul Sartre dans le texte et qu'il composait des mélodies acoustiques avant de rejoindre mon label préféré, Tympanik Audio.

The Muse In The Machine est la meilleure réalisation IDM de ce début d'année.
Bien loin des productions trop minimalistes ou trop frénétiques qui envahissent les bacs indus ou IDM, ce disque est doté d'une incontestable finesse, d'un sens inné en matière de maîtrise des contrastes. A l'image de son intitulé, cet album combine violence et douceur. La machine semble en proie à des démons intérieurs permanents. La muse tente de l'apaiser avec un succès relatif selon les morceaux. Ne vous y trompez pas, tout ceci est absolument bouleversant.
On constate également une présence très particulière des synthétiseurs, installant des toiles lumineuses et pleines d'espoir, au milieu de toute cette violente souffrance.
Le rythme est dur et précis. Les textures du beat sont en permanente variation tout au long de cet opus magistral. Le glitch, lui aussi omniprésent, contribue à rendre l'ambiance un peu plus électrique. L'auditeur est constamment maintenu en alerte, suspendu au moindre bouleversement, à la moindre oscillation. Pour ajouter une dimension plus poétique et presque orchestrale, un piano et des cordes caressées s'intercalent régulièrement.
The Muse In The Machine se dresse, face à ceux qui se parjurent en attestant que les musiques électroniques intelligentes n'ont pas d'âme et sont l'oeuvre d'autistes enfermés dans des tours d'ivoire. La simple écoute des exceptionnels Raison d'être, Imperfect, Wintermute, Icarus Descending ou du terrifiant Penumbra envoie valser toutes ces vaines certitudes.
Comme un symbole, le divin Access To Arasaka contribue à rendre cet album un peu plus dantesque en apportant son éclairée relecture du déjà excellent Wintermute. L'étrange Autoclav 1.1 est aussi convié à la fête, en réalisant un bon remix du bien nommé R5-D50-R8.

Même si on ne peut pas reprocher au divin pape Aphex Twin d'être l'arbre qui cache la forêt, il est vivement conseillé aux débroussailleurs aventureux de se jeter sur ce disque, et sur la majeure partie des productions Tympanik par la même occasion. Voilà en tous cas un disque qui donne la foi en des lendemains d'allégresse.

http://tympanikaudio.com/wp/wp-content/uploads/coverart_web-600x600.jpg
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Benjamin F 08/03/2010 14:01


Je suis entrain de l'écouter, il est pas mal. Manque un chouia de personnalité peut être. En revanche je trippe trop sur le To Rococo Rot !!!


funky5 06/03/2010 10:29


les artistes de tympanik sont très puissants sur disques ,j'ose pas imaginé ce que ça donne en live.