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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:20

Sortie : décembre 2011

Label : Tympanik Audio

Genre : IDM, Post-Industriel, Dubstep

Note : 7,5/10 

 

 

c.db.sn est le raccourci de Chase Dobson. Cet originaire de Denver est l'auteur d'un premier album Into The Deep, sorti sur Elseproduct. Il a depuis, rejoint le crew de Chicago spécialiste ès IDM : Tympanik Audio. … At The End Of It All, son deuxième essai, est sorti le mois dernier, en même temps et donc légèrement éclipsé par le Geosynchron d'Access To Arasaka (ici). Omission réparée. 

 

Influencé par le shoegaze comme par l'ambient, la techno ou les musiques industrielles, Dobson a opéré un virage assez radical entre ses deux opus. Downtempo et plus linéaire, Into The Deep se forgeait principalement autour de sobres incursions technoïdes. … At The End Of It All commence d'abord par élargir et démultiplier littéralement l'espace. Où le précédent péchait par des structures un peu étriquées, celui-ci dessine des lignes de basses en forme de tentacules mouvantes et impétueuses. Si l'ensemble se montre cohérent et coule comme un fluide, l'Américain manifeste un certain attachement pour la dislocation des beats, pour le glitch qui se propage à la manière d'un frisson sur l'échine et pour les flèches fulgurantes fractionnant les rythmiques. Mais la dimension atmosphérique n'est pas en reste. … At The End est imprégné d'évocations d'un milieu spatial, vide de tout et balayé par des vents astraux. Les textures sont robotiques et la trame celle d'une potentielle lutte de pouvoir entre contrées intergalactiques. Pourront en attester les rafales criblées de Data Transmit. Non, ce que nous raconte c.db.sn n'est pas foudroyant de singularité. Mais l'homme n'est pas sans éloquence. Une indubitable puissance auréole les sinusoïdes pulsées qui parcourent l'album. Le cheminement des beats emprunte de multiples voies, prenant parfois des accents dubstep subtilement dilués. Les flottements filtrés de This Stillness Of Hours s'insèrent avec harmonie entre une voûte étoilée et des déflagrations rauques, tandis que sur le très joli titre éponyme, ces influences prennent la forme de délicate ondulations, comme portées par un cousin d'air. Lorsqu'il s'agit de toucher à l'aspect mélodique et éthéré, Dobson travaille ses sons comme du verre que l'on polit, les teinte d'une mélancolie translucide et en dégage toutes les nuances cristallines. Je nuancerais cela-dit mon emballement au regard de certains élans synthétiques, sérieusement emprunts d'un rétro-futurisme suspect. A Map Of The Human Heart aurait pourtant eu à tirer de son rythme syncopé et spongieux, mais c'était compter sans l'intervention de synthés mélancolico-flashy-paillette. Pareil sur Certain Is The Plague Of Agues, bien que le ton vintage s'avère plus vindicatif. Heureusement que des petites beautés comme A Silent Sea, dont les cyber-lacérations sont déjà parues sur la compilation Wounds Of The Earth III, Airport [Never_Land] ou Seven Days Warning, évoquant un Burial perdu entre plusieurs dimensions, assurent le change. 

 

La faute à deux titres qui écornent le constat général, … At The End Of It All s'avère légèrement inégal. De par la pluralité des décors et la complexité des méandres traversés, le voyage en vaut pourtant le détour.

 

R-3304638-1324906607

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

clovis simard 16/05/2013 13:33

L'HYPNOSE UN TRAFIC TÉNÉBREUX ?(fermaton.over-blog.com)

ProcessusMonomaniaK 30/01/2012 22:22

Un excellent album, l'un de mes gros coup de coeur de ce début d'année avec Zavoloka ! En plus, le mec est très cool (discuté avec lui sur Soundcloud), ce qui ne gâche rien !

l'Astre 30/01/2012 09:55

Tiens Mano, toi qui as des gouts assez délirants (même pour une fille surement déjà bien entamée j'veux dire:)), j'aimerais savoir ce que tu penses d'un album comme ce monstrueux là :


Front 242 - Geography

(J'veux dire que je serais très curieux de lire une chronique de cet album:)

+

Chroniques électroniques 30/01/2012 11:26



Cher corps céleste,


Bien qu'entamée (par quoi d'ailleurs?), je reste cruellement profane en matiére d'EBM, contrairement à un éminent Pingouin. 


Ya moyen qu'il faille se lever en pleine nuit pour voir chroniqué un truc sorti en 82, mais ça sert toujours d'être curieux.


Par contre les avis, c'est comme les cassdédi (williamsburg, t'as su comment?), par mail ça évite de susciter des indiscrétions incontrollables - tu sais, l'onglet rédacteurs. J'en profite pour
lâcher un merci et un triple pouah pour les brefs exemples frappants et édifiants. J'ai très consciencieusement suivi tout le raisonnement, le loop de fin ébranle des briques. 


Manolito