Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 09:38

Sortie : Février 2012

Label : Home Normal

Genre : Ambient

Note : 8/10

 

C’est devenu presque une tradition que de chroniquer, chaque année, un album de bvdub alors même que tout a déjà été dit sur l’artiste et son ambient (chroniques de I Remember ici et de The Art Of Dying Alone ici). Le San-Franciscain Brock Van Wey continue inlassablement de sortir 3 ou 4 albums par an, sans se soucier d’une quelconque démarche mercantile. J’avoue d’ailleurs ne pas tout écouter (par manque de temps d’une part mais aussi par choix délibéré) en me concentrant uniquement sur un album par an. Ce choix se fait le plus souvent au hasard d’une pochette. The First Day ne déroge pas à cette règle injuste, dont l’optique est de chercher à trouver dans la musique la réponse à une énigmatique couverture : une maison abandonnée mais non hostile. Que peut-elle bien cacher ? Le questionnement restera entier même lorsque The First Day s’achèvera. Entier pour la simple et bonne raison qu’en 80 minutes, bvdub va lentement nous sortir de notre recherche pour nous promener à sa guise dans son univers éthéré.

Bvdub revient enfin aux longs morceaux, très longs morceaux. Il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il étale son pouvoir sur plus de 20 minutes. The First Day se concentre sur 4 titres. Le temps long est un impératif pour mieux pénétrer dans cet univers uniquement composé d’un lent mouvement sonore de va-et-vient permanent. Bvdub structure ses morceaux de telle sorte que l’on a l’impression d’observer le mouvement régulier des vagues. Les nappes ambients se superposent lentement, cherchant à trouver le point de perfection ultime. L’américain fonctionne comme un impressionniste. Tel Monet, son art évolue par l’adjonction progressive de fines touches. Ainsi, chaque album semble marquer une nouvelle avancée. Si l’on compare The First Day aux premiers travaux de bvdub, l’observateur averti remarquera que, désormais, la plupart des morceaux s’articulent autour d’une rythmique.

Le morceau éponyme est le plus fascinant. Avec ses 27 minutes, The First Day s’installe avec une rare lenteur. Le départ nous plonge dans un désert de l’Arizona balayé par le vent. Ce n’est que lorsque une rythmique IDM vintage (rappelant Autechre, période Incunabula) surgit que l’on commence à prendre possession des lieux. Mais le point de non-retour est atteint au moment où les voix s’entremêlent, nous plongeant dans un état d’hypnose avancé. Il n’y a plus qu’à redescendre avec lenteur.

Les deux autres plages de 20 minutes ne déméritent pas. Never In The Prison Of Their Stars s’appuie sur un beat lointain et une voix à l’écho infini. Fait rare, bvdub y accentue les graves rendant ainsi cette complainte solennelle. While They Dreamed We Were There est plus déstabilisant. En effet, la présence d’une lointaine voix masculine ne semble pas être un choix pertinent. Mais cela s’oublie dès lors que la rythmique devient le nœud central en amorçant finement sa domination.

Au final,The First Day ne déroge pas à la règle voulant que bvdub soit un artificier hors-pair de l’ambient. Son style, si particulier, reste une constante. L’évolution reste très légère mais la perfection demeure. La mélancolie se dégageant d’un tel album supprime toute distanciation. On accepte d’être happé sur la longueur, on supprime tout parasitage extérieur, on se contente de ressentir.

 

http://2.bp.blogspot.com/-rORLhPpJAjE/T04d39TqTZI/AAAAAAAADLQ/tvj6yHQ_E8s/s400/Bvdub-The_First_Day.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Rabbit 17/03/2012 23:56

Pareil j'ai tenté l'aventure sur quelques albums et il y a toujours de beaux moments mais c'est trop dilué et malgré les rythmiques sa musique a tendance à tourner en rond je trouve...

marc 16/03/2012 15:49

j'aime beaucoup l'ambient, mais là j'accroche pas, c'est trop long, trop quasi new age

Max 16/03/2012 12:33

Moi j'avoue être un peu saoulé par ce nombres trop élevé qu'il nous pond chaque année...

Raph 16/03/2012 10:11

Quand je commente d'habitude c'est pas pour faire de telles remarques...
mais là le "Que peut-elle bien cachée?" m'a fait mal ;)

allez je m'en vais découvrir ce bvdub dont j'ai déjà vu le nom passer dans vos lignes mais jamais encore sa musique dans mes oreilles

Chroniques électroniques 16/03/2012 14:29



Rho putain... désolé. Et immédiatement corrigé.



The Slicker 15/03/2012 14:25

Un album génial. Depuis plusieurs années déjà je ne me lasse jamais de ces longues nappes, les voies lointaines, etc...

Comme tu l'as très bien dit, depuis quelques albums il a rajouté un élément, la rythmique. Le beat est présent, discret mais toujours en harmonie avec le reste. C'est là que Bvdub fait fort, il
réussi à tout orchestrer ensemble pour atteindre la perfection entre les différents sons.
On est vraiment dans un travail de recherche. Je trouve ça génial à l'écoute d'un morceau qu'à un moment on se dit "putain là tout y est, tout s'emboite", ce moment là est juste incroyable à
ressentir.

Encore un disque de bvdub qui finira dans mon top de fin d'année.
Merci pour vos chroniques en tout cas, bien le bonjour de la part d'IDMBN. ;)