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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 09:24

Sortie : 2 mai 2011

Label : Young Turks

Genre : Bordel électronique

Note : 6/10

 

Le Londonien Nathan Jenkins, aka Bullion, a dû être élevé au grain Ninja Tune. Attention, on ne parle pas du Ninja Tune actuel qui n’en finit plus de s’embourber, mais bel et bien du grand Ninja Tune du début des années 2000, de cette époque où le label enchaînait les galettes se jouant des normes. Bullion a sans doute écouté exclusivement ces productions et s’est dit « Et si, à mon tour, j’en profitais pour singer les productions du label ». Parce qu’il est évident que You Drive Me To Plastic regarde de très près les traces laissées par Coldcut, Pest ou DJ Food.

En même temps, on aurait dû se douter que Bullion allait prendre cette direction. Déjà en 2007, le gazier sortait un étrange album cuisinant le mythique Pet Sounds des Beach Boys avec les samples hip-hop de Jay Dee. Le résultat n’était pas fameux mais avait le mérite d’être amusant. D’ailleurs, ces hypeux de Young Turks (El Guincho, Wavves, Jamie XX, etc.) ont su flairer en Bullion, le mec parfait pour parfaire leur image.

You Drive Me To Plastic débarque enfin en France après une sortie en janvier chez les Britons. Neuf morceaux pour 21 minutes. Qui a dit que ce mec était un branleur ? Non, parce que sincèrement, l’album est plutôt réussi. Complètement bordélique, cet EP-mixtape-album est un exercice fun. Tout en respectant une certaine doctrine hip-hop, You Drive Me To Plastic prend un malin plaisir à exploser les barrières et à lorgner de manière décomplexée dans tous les recoins musicaux possibles.

Certains parleront de post-hop, de prog-hop, on dira plus simplement que c’est une fusion de tous les styles musicaux connus. Ne se figeant jamais, enchaînant les instrumentations improbables (ah tiens, un peu d’exotisme par là ! oh mais c’est un violon que l'on entend ici ?), ces 21 minutes sont une partouze décousue hésitant entre le jouissif et l’anecdotique. Parce que l’exercice part sur les chapeaux de roues (ce Magic Was Ruler bondissant), on était en droit de miser sur une exigence continue. Mais malheureusement, dès mi-parcours, c'est-à-dire à peine 10 minutes, la bécane ralentit le tempo sans prévenir. Les derniers morceaux s’écoutent alors sans conviction et on finit par s’en foutre des élucubrations 80’s, funky, nu-wave, (mettez ici ce que vous voulez), de Bullion.

On a beau être pour l’éclatement des formes, il faut aussi savoir rester cohérent et maintenir la cadence pour pouvoir marquer les esprits. You Drive Me To Plastic ne passe pourtant pas loin de l’exercice de style complètement abouti. On espère quand même que Bullion en garde encore sous le coude afin de livrer, le plus rapidement possible, un album bordélique digne de ce nom.

 

http://bandcamp.com/files/59/58/595840721-1.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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