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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:16

Sortie : janvier 2011

Label : WEA

Genre : Rap

Note : 5

 

Pour fêter 20 ans de carrière, une vingtaine d'albums en plus des maxis et des projets parallèles (notamment Bike For Three, chroniqué ici), Buck 65 publie un nouveau long format annoncé depuis plusieurs mois par une série de EP. Le Canadien, MC et producteur qui puise son inspiration dans la talkin' blues - un blues parlé qui ne date pas d'hier -, se laisse cette fois-ci tenté par la chanson... avec plus ou moins de réussite et pas mal d'invités.

 

Le disque commence fort avec Superstars Don't Love et sa batterie rock qui permet à la fois au rappeur de varier son flow, de présenter son univers imagé et de faire une démonstration technique de son usage du sampleur. Un morceau à prendre avec un certain second degré cher au personnage. Il montre une facette plus sobre sur Gee Whiz où ses qualités de raconteur d'histoire transparaissent sur cette guitare folk remuée sur le refrain par une profusion de scractchs. Après Nick Thorburn (de The Unicorn), c'est Gord Downie (de The Tragically Hip) qui l'accompagne dans un rap americana profond (ils sont tous Canadiens pourtant). La route devient presque country avec l'arrivée de Jenn Grant qui vient placer une voix fragile sur trois titres qui annoncent une ambiance intime et délicate. Buck se met alors quelque peu en retrait et perd notre attention. Ce côté chanson est franchement moins accrocheur. Et quand il tombe dans la pop sur Stop avec Hannah Georgas, Tears Of Your Heart avec Olivia Ruiz (mais pourquoiiiii ?!?) ou Final Approach avec Marie-Pierre Arthur, il nous donne envie de partir en courant. Les chants aussi bien que les mélodies sonnent bien trop radio FM...

Quand il se retrouve seul avec un piano mélancolique sur She Said Yes, la corde sensible joue à son maximum et il nous rappelle qu'il est capable de bien plus harmonieux et personnel. Zombie Delight (malgré le vocoder sans intérêt) ou Lights Out sont également plus sombres et plus prenants. Enfin, sur le ludique BBC avec le déjanté John Southworth, le Canadien part dans un trip décalé dont il a le secret.

 

"Avec ce nouvel album, je jette un oeil par dessus mon épaule pour voir ces 20 années passées à chercher un quelque chose invisible. Je ne suis même pas sûr de ce que c'est. Arrivé aussi loin, je ne suis toujours pas près. Beaucoup de chemin a été parcouru et des progrès ont été faits, mais j'ai encore une longue route à faire", confie-t-il sur son site Internet. Avec un discours aussi humble, nous sommes prêts à le suivre encore dans ses expérimentations, même si certaines resteront sur le bord de la route...

 

http://www.media.wmg-is.com/media/portal/media/cms/images/rhino/cvrs/825646772766.320.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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