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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 15:00

Sortie : octobre 2011

Label : Raumklang Music

Genre : Electronica, Old-school IDM 

Note : 7,5/10

 

Le Roumain Victor Popescu compose depuis une quinzaine d'années. Il abandonne l'architecture pour ouvrir son studio de production, Square Sound Records, qui ne tarde pas à se développer en label. Ce n'est qu'en 2010 qu'il développe son projet Brazda Lui Novac, du nom du coin dans lequel il habitait dans son enfance, et qu'il sort un premier album éponyme. Dizzy sort aujourd'hui sur Raumklang Music, le label de l'allemand Dirk Geiger dont les releases déçoivent rarement.

 

Au premier contact de cet album, qui s'effectue en toute logique par le biais de l'artwork, une question brule, pourquoi ? Pourquoi le pastel, les robots pré-pubères, tout ça... Trêve d'incompréhension, la musique, elle, semble moins ésotérique, ou l'être dans un autre genre. Dizzy est fait d'IDM, d'électronica ultra old-school et d'errances synthétiques hors espace-temps. Un enrobage downtempo et des ambiances sci-fi parachèvent le tout. Brazda Lui Novac convoque des spectres new wave et early electronics ondoyant entre les 80's et les 90's, mais les fusions qu'il opère préservent de l'écueil du kitsch. Les 14 morceaux s'apparentent à des comptines méditatives, à l'image de bouts de scénario défilant devant nos yeux et dégageant des émotions contrastées, ingénues, épiques ou utopistes. Dizzy pourrait être le reflet d'une vaste uchronie, mêlant des récits de cyborgs déchus et les chroniques poétiques d'un monde contrefactuel. La musique de Brazda Lui Novac n'a rien de sombre, elle rayonne du brillant de néons défoncés, clignotants et poussiéreux. L'electronica moirée que dresse les synth-lines chancèle entre fouillis rythmique et chimères indolentes. Conjecturer des influences de Skam ou du Warp naissant ne serait pas forcément absurde. Il arrive cependant que la formule de Dizzy disjoncte à l'occasion. Trop de bleeps et de synthés flamboyants rendent ardue la tenue sur la longueur (Move, Beatz). Mais l'existence d'une poignée de pépites du genre de Blue, Speed, EDM et surtout l'exceptionnel et foudroyant Shift font largement ployer la balance. Le disque s'achève sur deux remixes, celui du sublime Streets de Subheim par Brazda lui-même et de Sat par Access To Arasaka, qui ont pour défaut de n'être d'aucune cohérence avec le reste. Mais face à une telle beauté, il est dur de faire des manières. Streets transporte, tout en préservant les bourrasques émotionnelles de Subheim et AtA aplanit littéralement Sat pour ensuite le plisser et en froisser les éléments dans un souffle exhalant la froideur cyberpunk.

 

Quoique légèrement inégal, Dizzy est un album qui ne ressemble à nul autre. Hors continuum actuel, ses trames acidulées et profondément cinématiques ont un charme manifeste. Reste l'artwork...

 

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par Manolito

 

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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Rabbit 29/11/2011 08:41

Tiens je ne les avais pas trouvés si dépareillés ces remixes... Bel album mais ce sont surtout les deux sorties suivantes du label qui sont de pures tueries, respectivement en dark IDM mélodique et
en post-indus malaisant : les nouveaux r.roo et x3d5 (déjà en écoute sur Bandcamp).