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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 14:08

Sortie : 15 mars 2010
Label : Jarring Effects

Depuis maintenant plus de dix ans, le bassiste Raphaël Talis et l'ingénieur du son Martin Nathan sont à la tête de Brain Damage. Membres du collectif stéphanois Bangarang, ils ont probablement comblé leurs frustrations de supporters verts en produisant un dub sombre et personnel, aux confins de l'ambient et de la cold wave. On peut ne pas être féru de leur musique, mais force est de constater que le duo a su se renouveler depuis leurs balbutiements. Cette fois-ci accompagnés de l'étrange poète Black Sifichi, déjà aperçu sur le bon album Metalik d'Elastik (chroniqué ici), sur l'album Spoken Dub manifesto des Stéphanois et sur une collaboration menée par The Black Dog, le duo publie ces jours-ci son cinquième album, sur le label Jarring Effects.

Je dois reconnaître que j'avais bien plus qu'un à priori face à cet album. Ma surprise fut donc d'autant plus grande, car Burning Before Sunset est un très bon album.
Je pourrais jouer mon aigri et écrire que cette réussite est en grande partie due à l'iconoclaste et métaphorique poésie de Black Sifichi. Loin de là. Les lignes de basses profondes et rugueuses alliées à ces textures froides et sombres ouvrent un boulevard au poète illuminé anglophone.
Rares sont les formations qui produisent un dub personnel en respectant autant les fondamentaux et la genèse de cette musique. Les connaisseurs des réalisations les plus opaques de King Tubby et du feu Black Ark Studio de Lee Perry ne crieront pas au génie mais reconnaîtront le talent et les gros efforts de production.
Bien que nonchalant et hypnotique, le dub ambient des Stéphanois a quelque chose de captivant. Les basses peuvent être qualifiées de létales. Derrière ce côté sombre et ces aspects bas fonds cradingues, on entrevoit à plusieurs reprises des rayons de lumière salvatrice. Cordes graciles, harpe cristalline, nappes solaires viennent revigorer cet ensemble acre et caverneux.
Des cuivres plombants (au sens positif du terme) sont également injectés de temps à autre pour contribuer à l'ambiance enfumée de l'ensemble.
Même si l'album fait bloc, des titres comme Smoke In Our Minds, There Is A Wind, Possibility Of Love, mais surtout les excellents Only Lost In The Sound ou My Legs, My Arms, My Mind And My Brain se distinguent plus particulièrement. Que dire également du majestueux Plain White Butterfly (débutant sur un vibrant hommage à Erik Satie) si ce n'est qu'il est beaucoup trop court.

Brain Damage signe donc ici leur meilleur album à ce jour. Les deux Stéphanois seraient bien inspirés de faire de Black Sifichi le troisième larron permanent de la formation. Les titres de cet album devraient prendre une ampleur supplémentaire en concert. Je trouve effectivement que cet opus est parfaitement calibré pour le live. Vous laisserez vous tenter ? Telle est la question.
                                 

 par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

lajava 25/02/2011 12:31


Black Sifichi sera en concert le 24 mars prochain avec Chamaelo Vulgaris et Winter Mass à La Java à Paris!
Pour plus d'info rendez-vous sur: www.la-java.fr
à bientôt!


Florian Gallot. 02/04/2010 09:27


Je les verrais en Live le 9 Avril à Lyon =)


Dudo 31/03/2010 11:21


> Vous laisserez-vous tenter ?

Oui, 1000 fois oui! j'ai découvert leur nouvel album en live à Rezé (44) vendredi dernier, et j'en ai encore les joues rouges, les pattes tremblantes et le coeur bondissant.
Un très bon cru. Ce duo continue son irrésistible montée en puissance. Jusqu'où vont-ils aller? Le plus loin possible! Long life to BDamage! :)