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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 12:22

Sortie : novembre 2010 (en numérique, février en CD)

Label : Token Recluse

Genre : Rap lunaire

Note : 9

 

Il aura fallu trois ans et demi à Brad Hamers pour donner une suite à son premier solo, Ligature, sorti en mars 2007. Plus de trois années pendant lesquelles il a peaufiné ses textes et travaillé pour son groupe Two Ton Sloth. Big Pauper, l'autre moitié de Two Ton Sloth, vient l'épauler musicalement et pour le mixage de ce Post No Dreams. Rappelant Buck 65, les vieux Sage Francis et Psyckick Lyrikah, l'Américain produit un rap profond, intime et puissant.

 

L'homogénéité est rare. L'intensité étonnante. Le flow de Brad Hammers, entre rap et spoken word, est souvent chuchoté, sur le ton de la confidence. Il avoue ses plus sombres secrets, ses réflexions inavouables. Au creux de notre oreille, il déverse ses textes étourdissants de franchise. Ses paroles captivent. Pour les délivrer, il s'appuie sur des claviers cotonneux et enveloppant. Quelques guitares, flûtes ou autres cloches peuvent surgir par moment sans rompre le confort. La batterie vient aussi s'insinuer discrètement.

Difficile de sortir un titre du lot tant l'album est un récit construit et cohérent. Certains passages expriment la mélancolie, d'autres la douleur, la rage ou la folie. La voix se dédouble, s'éloigne, fantomatique dans la mélodie. L'Américain nous entraîne dans les méandres de son cerveau, de ses délires, ses peurs, doutes. La retranscription musicale de la pensée a rarement été aussi parlante.

 

Brad Hamers a bien fait de prendre tout son temps pour produire ce disque qui constitue une très bonne surprise de cette fin d'année. Son voyage introspectif n'a pas fini de hanter mes enceintes.

 

http://bandcamp.com/files/11/92/1192067297-1.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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