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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 11:29
Sortie : novembre 2009
Label : Pias


Depuis Run DMC et les Beastie Boys, on n'était pas forcément pressé de réentendre des mariages entre rap et rock, tant les projets dans le genre se sont avérés foireux. Pour réconcilier grateux et MC, Damon Dash, co-fondateur de Roc-A-Fella avec Jay Z, a eu l'idée de faire rapper la crème du rap new-yorkais sur des samples venus de sessions studio avec les Black Keys. Ces derniers s'occupent de gérer guitare, batterie, basse, clavier tandis que les invités posent chacun leur tour
leurs lyrics sur les 11 titres du disque. Deux bonnes idées assurent la réussite de Blakroc : la première, inviter le génial RZA (Wu-Tang) en studio pour qu'il mette sa patte ; la seconde appliquer des techniques de production rap en samplant les musiciens plutôt que les laisser jouer comme s'il s'agissait d'une chanson.

L'album commence en sortant de sa tombe ODB pour accompagner Ludacris sur un titre à la lourde guitare qui pose l'ambiance. Dès les premières mesures, ce projet sonne juste, chacun respectant l'univers de l'autre. Les mélodies sombres et les guitares glaçantes, notamment sur Dollaz & Sense avec Pharaohe Monch et RZA (qui se permet aussi une apparition solo réussie sur Tellin' me Things), conviennent parfaitement aux flows des pro du micro qui se succèdent sans faire baisser le niveau. Même le chant de Nicole Wray, présente sur plusieurs titres et seule sur le très soul Why Can't I Forget Him, s'intègre bien dans le projet malgré un côté R'n'B un peu sirupeux. On préférera les interventions denses de Raekwon sur l'instru vrillé de Stay Off The F*%$#n’ Flowers, la touche rappée-chantée de Mos Def sur On The Vista (et un peu trop emporté sur Ain’t Nothing Like You (Hoochie Coo) avec Jim Jones) ou le prometteur NOE sur Hard Times et l'excellent Done Did It final.
Si le mariage est réussi, c'est aussi que les MC laissent de la place aux musiciens, qui hors des samples, placent quelques solos et d'autres interventions toujours mesurées et pertinentes. Il faut aussi saluer l'unité des ambiances créées par les Black Keys qui tout au long du disque conservent leur touche et leur imagination. Les titres sont souvent courts, gagnant ainsi en percussion.
Seul bémol, le Hope You're Happy et son refrain rock nerveux plus classique qui ne profite pas de la présence de Q-Tip (aux côtés de Billy Danze et Nicole Wray).

Damon Dash a donc fait appel aux bonnes personnes pour ce projet qui se révèle complètement à la hauteur des attentes.

http://hiphopiscoolagain.com/blog/wp-content/uploads/2009/11/blakroc-500x449.jpg
par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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