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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 21:48

Sortie : avril 2011

Label : Fake Four Inc

Genre : rap instrumental

Note : 6

 

Tout juste après nous avoir pris aux tripes avec l'album du rappeur Kay The Aquanaut (chroniqué ici), Fake Four Inc en remet une couche avec un disque instrumental cette fois-ci. Résident de Portland, Big Pauper a déjà pas mal bourlingué, malgré ses seulement 26 ans, en tant que producteur ou DJ, notamment sous le nom Panzah Zandahz ou à la tête du label Token Recluse (qui a sorti l'excellent album de Brad Hamers (Post No Dreams, chroniqué ici) avec qui il forme Two Ton Sloth). Son rap instrumental aux influences multiples démontre à la fois une maîtrise du sample et une belle maturité.

 

Beyond My Means n'est pas un album qui s'appréhende en une seule écoute. Il révèle plusieurs niveaux de lectures qui demandent de l'attention. Sa richesse nécessite à la fois de se laisser porter par son côté cinématographique - pas étonnant pour un artiste qui fait aussi de la vidéo et qui considère cet album comme de la musique VHS -, d'être accroché par les scratchs et les samples de voix et de savourer aussi les passages plus posés (Portland To Paros). Si la comparaison avec Amon Tobin période Supermodified (évidente sur le Blue Dawn d'ouverture ou le Firebombing My Little Dresden de clôture, qui partagent d'ailleurs un sample en commun histoire de boucler la boucle) donne une touche électronica, c'est surtout dans un univers propre aux albums de DJ, façon  DJ Food ou les délires de DJ Shadow en compagnie de Cut Chemist, qu'évolue Big Pauper. The Stale Breath of 1000 Lucrative Club Bangers donne ce ton avec un beat ravageur, envahi de samples de voix rappées ou extraites de films. L'influence rap est alors puissante et l'enchaînement de certains titres ou passage donne à la fois l'impression d'être dans un mix tout en renforçant le côté narratif. Après une séquence bien énergique, le producteur calme le jeu avec Big Sick, concluant avec ce quatrième morceau une phase introductive qui donne un bon aperçu de ce qui va suivre.

Ses instrumentaux sont bien construits, suffisamment évolutifs pour ne jamais lasser, variés dans les sons et dans les ambiances, la patine ou le grain faisant le lien. Le reste de l'album est en effet le déroulé de ces principes directeurs qui laissent place à la créativité et même à l'humour. Interlude largement scratchée (The Simple Life (Sequel)) ou titres tranquillement séducteurs (Bread & Puppet) peuvent alors se succéder avec réussite.

 

Très bonne pioche que cet album qui réconcilie turntablists et producteurs d'électronica, pour les amateurs du Ninja Tune du passé sans toutefois sonner trop daté. 

 

http://s3.amazonaws.com/releases.circleintosquare.com/327/images/bigpauper_cover_web_fakefour.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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